En ce momentCoupe du monde 2022Permis de conduire Accueil hors-texte

Richesse, météo, population: des facteurs qui comptent

Joachim Klement a étudié les mathématiques et la physique à l’École polytechnique fédérale de Zurich, et il a obtenu un master en mathématiques. Il ne se base pas sur la boule de cristal de Madame Irma pour faire ses prédictions. Il y a, bien entendu, une étude de probabilités, de valeurs des équipes qualifiées mais ce n’est pas tout. Outre la chance, une compétition sportive repose sur des faits plus objectifs. Ainsi, on étudie le PIB par habitant. Plus le pays et les gens sont riches, meilleures sont les infrastructures sportives. Un pays qui en a de belles aura plus de chance de gagner. Mais un pays ne doit pas être trop riche car ses enfants se détourneront alors du football pour jouer à la PlayStation ou pratiquer un sport plus « sélect ». La taille de la population a aussi son importance. Cela vaut surtout pour les pays d’Amérique latine où le foot est une religion. Ce n’est pas comme en Inde ou en Chine où ce sport a été relégué loin derrière le cricket pour l’un et le tennis de table pour l’autre.

La température est un autre facteur important. Si un pays est trop chaud ou trop froid, il devient trop difficile voire impossible de jouer au foot.

14 degrés, c’est mieux

La température moyenne annuelle idéale pour le foot semble être de 14 degrés. Ce qui correspond à peu près à la température observée dans une grande partie de l’Europe du Sud et de l’Amérique du Sud. Les deux exceptions sont : l’Angleterre (1966) et l’incontournable Allemagne (1954, 1974, 1990 et 2014).

Un Mondial a aussi une influence sur l’économie, rappelle Klement. La revue financière la plus prestigieuse au monde avait ainsi publié, en 2007, que si un pays perdait en 8e de finale d’un Mondial, le marché boursier local de ce pays subissait une perte anormale de 0,49 % le lendemain. Des études portant sur les marchés boursiers de l’Espagne, du Royaume-Uni et de l’Uruguay ont montré que les résultats de leurs équipes influençaient bel et bien les rendements du marché boursier local. Les marchés sont plus performants après une victoire et moins performants après une défaite.

Klement cite encore le cas du marché boursier aux Etats-Unis, un pays où le foot n’est pas particulièrement populaire. Deux analystes ont pourtant constaté que, pendant la Mondial, le marché US sous-performait de 3,9 %.

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo A ne pas rater