En ce momentCoupe du monde 2022Permis de conduire Accueil Régions Namur Actualité de la région de Namur

Travailleur illégal dans un restaurant d’Eghezée, il était logé sous la toiture et n’avait pas reçu son dernier salaire

Trois prévenus devant répondre de préventions de trafic d’être humain se retrouvent devant le tribunal correctionnel de Namur.

L’auditorat du travail a requis ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Namur des peines de prison d’un an et des amendes de 16.000 euros à l’encontre de trois prévenus devant répondre de préventions de trafic d’être humain.

Il est également reproché aux deux premiers d’avoir fait travailler un étranger sans permis de séjour, une absence de déclaration immédiate de travail, le non-affichage de l’horaire de travail ou de tenue d’un registre de dérogations pour deux travailleurs à temps partiel et un défaut de rémunération dans les délais prescrits.

Un contrôle de l’inspection sociale a été mené dans un restaurant asiatique d’Eghezée le 16 mars 2018. Un travailleur sans permis de séjour a pris la fuite mais a été rapidement rattrapé. Il s’est avéré qu’il était logé dans les sous-pentes de la toiture depuis deux mois. Son dernier salaire ne lui avait pas été versé. Les deux premières prévenues sont les patronnes de l’établissement qui nient la prévention de trafic d’être humain, mais sont en aveux des autres. Le troisième prévenu, accusé d’être le co-auteur du trafic d’être humain, est un parent éloigné du travailleur qui avait pris la fuite. Il affirme l’avoir simplement accueilli à l’aéroport de Bruxelles et l’avoir logé deux nuits à Tongres avant qu’il commence à travailler 54 heures par semaine dans le restaurant d’Eghezée.

Questionnée sur le statut précaire de l’employé, une des prévenues, déjà condamnée en 2016 pour avoir fait travailler des personnes en séjour illégal, a déclaré qu’elle savait qu’il n’était pas en ordre de permis de séjour.

Le conseil des deux prévenues plaide la clémence du tribunal pour les préventions reconnues. Me Preumont souligne le dépassement du délai raisonnable et plaide l’acquittement du prévenu accusé d’être co-auteur du trafic d’être humain. Jugement le 26 octobre.

Notre sélection vidéo
Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo A ne pas rater

Aussi en Namur Actu

Voir plus d'articles