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Crise de l’énergie: l’Europe propose à ses États membres de plafonner le prix du pétrole russe

La Commission européenne a proposé mercredi aux Etats membres de l’UE de plafonner le prix du pétrole russe et d’ajouter de nouvelles restrictions aux échanges commerciaux avec la Russie, a annoncé sa présidente Ursula von der Leyen.

«Nous sommes déterminés à faire payer le Kremlin pour cette nouvelle escalade» des tensions, a affirmé l’Allemande, à la suite des référendums d’annexion des territoires occupés de Kherson, Zaporijjia, Lougansk et Donetsk, que les Occidentaux dénoncent comme illégaux, ainsi que de l’annonce de la mobilisation de 300.000 réservistes et des menaces nucléaires répétées par le président russe Vladimir Poutine.

Concernant le pétrole russe, source de revenu pour la «machine de guerre» du Kremlin, la Commission avance une base juridique pour un plafonnement des prix. Le principe en avait été décidé par le G7 au début du mois, non seulement pour affaiblir les ressources du Kremlin, mais aussi pour faire pression à la baisse sur le pétrole russe vendu à des pays tiers, dont des pays en développement, et tenter ainsi de stabiliser le marché. L’Union européenne continue en outre de préparer l’embargo sur le pétrole brut russe transporté par mer, qui doit entrer en vigueur à partir du 5 décembre.

En plus de nouveaux produits russes qui seront interdits d’importation dans l’UE (pour une valeur de 7 milliards d’euros), la Commission propose d’interdire l’exportation en Russie de produits de l’UE à usage potentiellement militaire comme des pièces d’aviation, des composantes électroniques ou des substances chimiques. D’autres interdictions nouvelles frapperaient des services.

On notera aussi la proposition de l’exécutif européen d’interdire à des citoyens de l’Union de siéger dans des organes de direction d’entreprises d’État russes. «La Russie ne peut pas bénéficier de connaissances et d’expertise européennes», a martelé Ursula von der Leyen.

Cette dernière propose également d’intensifier la lutte contre le contournement des sanctions par des individus qui, par exemple, vendent à la Russie des marchandises achetées dans l’Union en passant par des pays tiers. «Nos sanctions ont durement éprouvé le système de Poutine, et nous continuerons à aller de l’avant», selon Mme Von der Leyen.

Les sanctions individuelles de l’UE touchent actuellement quelque 1.300 entités et dirigeants politiques, militaires, oligarques, propagandistes et autres. La liste serait étendue aux responsables de l’occupation et de l’annexion illégale des quatre territoires occupés, ainsi qu’à ceux qui organisent ou soutiennent le recrutement de réservistes et leur équipement, a indiqué le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

Il est aussi proposé d’étendre aux régions de Kherson et Zaporijjia les sanctions déjà décidées en début d’année pour la Crimée, Donetsk et Lugansk.

Les vingt-sept États membres de l’Union sont appelés à s’entendre, à l’unanimité, sur ce nouveau paquet de sanctions. L’attitude de la Hongrie, qui a déjà freiné par le passé, sera entre autres observée.

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