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Attention à la collecte de vêtement illégale à Verviers

La ville de Verviers appelle à la prudence. Des collectes de vêtements illégales se multiplient, au grand dam de l’association qui s’en charge, Terre. L’organisme illicite n’existe pas, personne ne répondra au numéro de téléphone.

Depuis plusieurs mois, des flyers circulent dans différentes villes wallonnes, dont la semaine passée à Verviers. Une aide aux sans-abri invite les plus charitables à faire don de leurs vieux textiles inutilisés. Du vêtement troué au jouet démodé, ils seront ramassés par camionnette à condition d’y coller un bout de papier. Une aubaine quand les tiroirs débordent. Pourtant, ces collectes sont illicites.

La ville de Verviers diffuse le tracte sur les réseaux sociaux
La ville de Verviers diffuse le tracte sur les réseaux sociaux - Benoît Gaublomme

« Il faut un numéro d’enregistrement du collecteur au département du Sol et des Déchets pour exercer cette activité légalement », explique Benoît Gaublomme, responsable de la collecte textile pour l’ASBL Terre. « Le numéro affiché sur le flyer devrait renvoyer à cet enregistrement, mais il n’existe pas. On ne sait pas quel organisme se cache derrière. De toute façon, vous pouvez essayer d’appeler, ils ne répondent pas ».

Une convention encadre cette procédure depuis le 23 avril 2009 et permet deux types de collecte, négociée au préalable avec la commune concernée. Soit par des bulles, soit par du porte-à-porte, comme le propose la société inconnue. « On reconnaît de suite des activités illégales, parce que ça fait longtemps qu’on n’appelle plus au ramassage sur les trottoirs », précise le responsable.

Ces tracts se multiplient dans différentes villes, à Charleroi, à Visé, et à Verviers depuis la semaine passée, d’après Benoît Gaublomme. « Généralement, on finit par être au courant parce qu’on nous donne des sacs avec le flyer ».

Une affaire connue

« Il y a plusieurs années, on avait déjà trouvé les mêmes tracts. Je ne sais pas si ce sont les mêmes personnes, mais ce n’est pas inconnu ».

Le marché de la seconde main peut rapporter, surtout quand les aspects légaux normalement obligatoires passent à la trappe. Le recyclage coûte, sauf pour ces organismes.

« Le risque, ce sont les conditions de travail. Il n’y a pas de contrôle dans le tri des vêtements dans ce cas de figure et on peut même parler de travail au noir », s’imagine le responsable.

D’où le message de prévention publié par la ville de Verviers.

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