Les Bodin’s au Festival du Rire de Liège: «Le public belge est le public rêvé»

Vincent Dubois et Jean-Christian Fraiscinet font rire le public en duo depuis 30 ans.
Vincent Dubois et Jean-Christian Fraiscinet font rire le public en duo depuis 30 ans. - Prod.

Comment préparez-vous ce spectacle ?

Jean-Christian : C’est vraiment un spectacle écrit de toutes pièces pour cette soirée-là. On le fait en collaboration avec les frères Taloche et Jérôme de Warzée. On construit la soirée et on s’occupe des dialogues. Vincent : Parmi les invités, il y aura les Taloche, Virginie Hocq, Fabian Le Castel, Pierre Aucaigne, Arnaud Tsamère, Arnaud Ducret… Tous ces humoristes vont passer, faire un sketch mais, surtout, ils vont s’intégrer à la soirée et à l’histoire que nous sommes en train de créer. Il paraît que Maria Bodin a couché avec une personnalité belge qui n’est pas Jean-Claude Van Damme. (rires)

Vous appréciez le public belge ?

V : Oui. On adore le public belge parce qu’on est venu jouer plusieurs fois notre spectacle « Les Bodin’s Grandeur nature ». La dernière fois, c’était à Forest National où on a été accueilli très chaleureusement. J-C : Le public belge est le public rêvé parce que si les gens ont envie de se marrer, ils le font vraiment ! C’est moins le cas avec le public parisien. Les Belges sont généreux et très expressifs et on adore ça !

Vous avez accepté directement l’invitation des frères Taloche ?

V : Non, on a tardé à accepter leur invitation parce que lorsqu’on se lance dans ce genre de spectacle, on a envie de bien faire. On sait que les Taloche sont exigeants dans le travail et nous, on l’est aussi. Quitte à accepter, il faut le faire convenablement ou alors ne pas le faire. Ça prend beaucoup de temps de construire une soirée. À côté de ça, on poursuit notre tournée avec 100 dates à faire jusqu’à fin avril et on est en train de construire un nouveau spectacle.

Comment expliquez-vous le succès des Bodin’s ?

J-C : Quand on fait ce métier, on essaie que ça marche mais là, on a du mal à imaginer ce qui nous arrive maintenant. On fête nos 30 ans de duo l’année prochaine. Tout ça est venu progressivement. Nos personnages ont plu et on a fidélisé un public qui a grandi avec nous. Les gens viennent nous voir en famille, comme s’ils allaient au cirque. Il y en a pour tout le monde. Nos spectateurs sont des ruraux, des citadins, des hommes d’affaires… C’est très diversifié. On touche toutes les classes sociales. V : Ce qui fait aussi notre succès, c’est que nous n’avons jamais eu le statut de stars. On est planqué derrière nos personnages. Au quotidien, nous avons des vies normales et c’est très bien comme ça. Cela nous permet de garder les pieds sur terre.

Comment est né le duo des Bodin’s ?

J-C : C’est né en deux temps. D’abord, Vincent a créé le personnage de Maria pour le jouer seul sur scène comme un one-man-show. On s’est alors croisé sur un festival, où je jouais une pièce, et la rencontre s’est produite. On a décidé dès lors de collaborer sur une véritable histoire. Le duo est né de cette rencontre. C’est une belle histoire d’amitié. Ça fait 30 ans !

Est-ce que le succès du film « Les Bodin’s en Thaïlande » a changé vos plans de carrière ?

J-C : Oui, sur le tournage, on s’est amusé comme des gamins. On a fait une tournée d’avant-premières du film. On a passé deux mois à ne faire que ça. On a visité 150 villes. Le film correspondait à l’après-Covid et à ce que les gens avaient envie de voir au cinéma, c’est-à-dire, une comédie légère. V : C’est une reconnaissance supplémentaire. Des gens qui ne nous connaissaient pas sur scène nous ont découverts au cinéma. Ce film nous a permis d’acquérir un nouveau public.

Ce succès vous a-t-il donné l’envie de faire un autre film ?

V : Oui. On est en train d’écrire un nouveau film, mais ça prend du temps. Ce n’est pas comme un spectacle qui évolue tous les soirs. Le tournage est prévu l’année prochaine pour une sortie en 2024.

Vous vous voyez aller jusqu’à quand avec les Bodin’s ?

J-C : Pour l’instant, on ne programme pas de fin. Tant qu’on a l’envie, on ne se lasse pas. La source d’inspiration est inépuisable pour le moment en tout cas.

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