En ce momentCoupe du monde 2022Permis de conduire Accueil Régions Brabant wallon Actualité de la région du Brabant wallon

Le BW espère un Centre de prise en charge des victimes de violence sexuelle

La secrétaire d’État à l’Égalité des chances Sarah Schlitz (Ecolo) plaide pour l’ouverture de quatre Centres de Prise en Charge des Victimes de Violences Sexuelles (CPVS) supplémentaires, en plus des dix déjà prévus par le gouvernement.

Y aura-t-il enfin un Centre de prise en charge des victimes de violence sexuelle en Brabant wallon ? C’est en tout cas le souhait de Sarah Schiltz, secrétaire d’État à l’Égalité des chances au niveau fédéral. L’objectif serait d’avoir un CVPS par parquet judiciaire, alors que ce n’est pas le cas actuellement. La Secrétaire d’État annonce jeudi dans un communiqué qu’elle se rendra au conclave budgétaire 2023-2024 avec cette proposition.

Les CPVS sont des structures de coopération entre un hôpital, le parquet de l’arrondissement judiciaire dans lequel sont situés cet hôpital et les zones de police de ce même arrondissement. Les trois premiers centres ont ouvert leurs portes en 2017. Il existe actuellement un réseau de sept CPVS en Belgique à Bruxelles, Gand, Liège, Charleroi, Anvers, Roulers et plus récemment, à Louvain au sein de l’hôpital de la KUL. Avant l’été 2023, trois nouveaux centres ouvriront à Namur, Genk et Arlon, mais à l’heure actuelle, la Wallonie n’en dénombre qu’un seul sur tout son territoire.

Ces centres permettent une prise en charge pluridisciplinaire (psychologique, médical, médico-légal, policier…) des victimes de violences sexuelles, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Depuis leur création, les centres ont pu accueillir plus de 6.000 victimes (+ de 1.100 victimes sur les cinq premiers mois de 2022) dont plus de 90 % de filles et femmes, indique Sarah Schlitz.

À Louvain-la-Neuve

Les quatre centres supplémentaires demandés devront donc être situés dans les zones géographiques qui correspondent aux parquets de Mons, de Hal-Vilvorde et d’Eupen et donc du Brabant wallon. Pour notre province, le problème est bien sûr présent sur tout le territoire. S’il apparaît parfois difficile de quantifier le nombre exact de victimes, le problème d’agressions persiste encore et toujours. Sur le campus universitaire de l’UCLouvain par exemple, le nombre de cas est toujours grandissant, et de nombreuses voix s’élèvent au sein des instances (mais aussi entre les différentes associations étudiantes) pour lutter contre le harcèlement et les violences sexuelles.

Interrogée à l’époque sur l’éventualité d’un tel lieu en terres néolouvanistes, la bourgmestre Julie Chantry (Ecolo) regrettait que le fédéral n’ait pas répondu à ses sollicitations sur l’ouverture d’un centre à la clinique Saint-Pierre. Cependant, face à l’absence de personnel, la commune ne peut assurer un tel service. « Il existe déjà des centres d’écoute, notamment au sein des associations à Louvain-la-Neuve qui font très bien leur boulot », avait alors expliqué Julie Chantry.

Notre sélection vidéo
Abonnement La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair et La Capitale A ne pas rater

Aussi en Brabant wallon Actu

Voir plus d'articles