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Le box des accusés restera fermé au procès de l’assassinat de Dido aux assises

La défense avait déposé des conclusions pour demander que les vitres du box soient démontées. Selon elles, cette mesure viole la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme.

La présidente de la cour d’assises de Bruxelles a rendu un arrêt, jeudi après-midi, affirmant qu’il n’y a pas lieu de faire enlever les vitres en verre du box des accusés, dans le cadre du procès de sept hommes accusés d’assassinat.

Un peu plus tôt, la défense avait déposé des conclusions pour demander que les vitres du box soient démontées, affirmant que ce compartiment entièrement fermé viole la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme en qu’il contrevient à la présomption d’innocence. Sept hommes, dont un fait défaut et dont cinq comparaissent libres, sont accusés d’avoir tué Dieudonné Boula, surnommé Dido, en mai 2019 à Ixelles.

Déroulement des faits

Le procès a débuté avec retard, jeudi matin, en raison de la requête de la défense, nécessitant que la présidente rende un arrêt. Il a repris dans l’après-midi avec la lecture de l’acte d’accusation par l’avocate générale. Les sept hommes sont accusés d’être les auteurs d’une agression au couteau, fatale à Dieudonné Boula, surnommé Dido, le 26 mai 2019 en fin d’après-midi, à Ixelles. Cet ancien membre de la bande urbaine Mafia Africaine (la Maf) a été poignardé dans la galerie commerçante du quartier Matonge, chaussée de Wavre. Il a tenté de fuir, blessé, pour finalement s’effondrer rue d’Édimbourg, à quelques pas de la galerie.

La victime a été emmenée d’urgence à l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles. Elle est décédée le lendemain des suites de ses blessures. Dido était âgé de 32 ans. Il était marié et père de quatre enfants.

Selon l’enquête, les faits s’apparentent à une expédition punitive, commise dans le cadre d’un règlement de comptes entre bandes urbaines, sur fond de trafic de drogue. Dido se baladait dans la galerie lorsque deux véhicules se sont stationnés aux entrées de celles-ci, d’après les investigations de la police, qui s’est appuyée entre autres sur les images de caméras de vidéosurveillance des rues proches. Les suspects ont pénétré dans l’axe couvert et se sont directement attaqué à Dido. Ils l’ont ensuite poursuivi jusqu’à la rue d’Édimbourg alors qu’il était déjà grièvement blessé et qu’il tentait de fuir.

Selon l’enquête, l’un des principaux accusés, Maxime Kacou Koffi, était armé d’une matraque. Johan Bofane, lui, portait une arme de poing et Daniel Nsumbu était muni du couteau qui a causé les blessures, dont une mortelle.

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