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Un infirmier de maison de repos suspecté d’être un tueur en série: la justice confirme des investigations sur 21 situations suspectes!

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Un infirmier de maison de repos suspecté d’être un tueur en série: la justice confirme des investigations sur 21 situations suspectes!

Selon nos informations, prises auprès de plusieurs sources, tout aurait été découvert le jour où une famille est venue se plaindre de la perte d’un proche qui est décédé «du jour au lendemain alors qu’il était en bonne forme.» «Il a injecté de l’insuline à une personne qui en est morte», résume laconiquement une source. La machine se serait mise en marche à ce moment. Une enquête a été ouverte et l’infirmier a été arrêté à l’été 2017. Depuis, il est maintenu en détention préventive.

Un infirmier namurois, né en 1975, a été placé sous mandat d’arrêt en septembre 2017 pour assassinats et tentatives d’assassinat, a indiqué samedi le procureur du roi de Namur. L’homme est soupçonné d’avoir volontairement empoisonné une vingtaine de ses patients, tant des patients à titre privé que des résidents de la maison de repos où il travaillait, située à Meux (Province de Namur).

Le 4 septembre 2017, un patient né en 1930 se présente à la Clinique de Saint-Luc de Bouge et décède peu de temps après. Si au début, sa mort n’est pas considérée comme suspecte, des analyses démontrent un taux d’insuline anormalement élevé pour une personne ne souffrant pas de diabète, ce que confirme un médecin légiste. Les premiers soupçons se portent vers un infirmier travaillant à titre privé, mais aussi à temps partiel depuis deux ans au sein de la Maison de repos «La Méridienne», située à Meux.

L’homme, originaire de la Basse-Sambre, officie en tant qu’infirmier depuis une vingtaine d’années et est soupçonné d’être à l’origine de 21 décès. Le 14 septembre 2017, il est placé sous mandat d’arrêt pour assassinats. Au mois de novembre, il est aussi inculpé pour tentatives d’assassinat. Depuis son interpellation, il nie son implication et fait des déclarations divergentes.

Le procureur du roi de Namur a rappelé que malgré son inculpation, le suspect bénéficiait toujours de la présomption d’innocence et du droit de se taire. «Difficile d’assurer qu’il s’agisse d’un tueur en série, mais ce sont plutôt des questions en série auxquelles nous faisons face aujourd’hui», a-t-il déclaré.

La Maison de repos de Meux n’est quant à elle pas impliquée dans les décès et collabore avec les enquêteurs.

Enfin, depuis plusieurs mois, le suspect se mure dans le silence.

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