En ce momentDiables RougesCoupe du monde 2022CTR AwardsStar AcademyPermis de conduire Accueil Régions Luxembourg Actualité de la région du Luxembourg

Deux chevaux ont été tués par des coups de carabine à Halanzy (Aubange)

Dans la nuit de samedi à dimanche, un (ou plusieurs) individu(s) a (ont) tiré sur des chevaux qui se trouvaient dans une prairie à Halanzy. Deux animaux sont morts. Deux autres sont grièvement blessés. Le tireur, lui, n’a pas encore été retrouvé.

La nuit de samedi à dimanche, un (ou plusieurs) individu(s) peu scrupuleux ont ouvert le feu, à la carabine, sur des chevaux qui se trouvaient dans deux prairies, situées rue de la Batte à Halanzy, distantes d’une centaine de mètres. Deux d’entre eux sont morts sur le coup, et deux autres sont dans un état critique. Les propriétaires témoignent.

Un acte délibéré

Dimanche peu avant 10h, des cyclistes qui se baladaient sur la route bordant les prairies en question ont découvert un des chevaux mort. Ils ont donné l’alerte dans la foulée. « Ils sont allés frapper à la porte de la maison la plus proche. Nos voisins nous ont alors prévenus de la macabre découverte. Arrivés sur place, nous avons vu notre jument de 22 ans, Arizona, gisant à terre. Elle ne respirait plus. Elle avait été atteinte par un impact de balle de carabine… Elle est morte d’une hémorragie. Je n’en reviens toujours pas ! Je suis choqué ! », explique Stéphane Jungers, le propriétaire.

De gauche à droite : Nesquick, Cody, Diego.
De gauche à droite : Nesquick, Cody, Diego. - D.R

Un second cheval, Reva (17 ans), se trouvait, lui aussi, dans la prairie au moment des faits. Heureusement, ce dernier a pu s’en sortir de manière miraculeuse.

Le propriétaire de la jument ne croit pas à un accident de chasse… « Pour moi, c’est un acte délibéré. Dans le cas contraire, expliquez-moi pourquoi trois autres chevaux se sont faits, eux aussi, tirés dessus dans la prairie située non loin de la nôtre ? Ces deux pâtures se trouvent dans une petite cuvette. Le soir, il n’y a pas d’éclairage le long de la route qui passe à côté. Et la première maison est située à 300 mètres de là… », poursuit le propriétaire.

Un cheval euthanasié

Dans la prairie à côté de laquelle se trouvaient les chevaux appartenant à la famille Lichtfus, le bilan est beaucoup plus lourd… « Nos trois chevaux étaient abrités sous un arbre. Tout allait bien de prime abord. Mais quand nous sommes entrés dans la prairie, nos chevaux ne sont pas venus vers nous. Ce n’était pas bon signe… », explique Amandine Lichtfus. Et pour cause puisque chacun d’entre eux avait été atteint par des impacts de balle.

L’impact de balle qui a été fatal à Nesquick.
L’impact de balle qui a été fatal à Nesquick. - D.R

Arrivée rapidement sur place, la vétérinaire a prodigué les premiers soins aux chevaux avant d’envoyer ces derniers en urgence à la clinique vétérinaire. Celle de Liège affichant complet, la famille a été redirigée vers celle de Charlevilles-Mézières en France.

Et les premiers diagnostics n’ont pas tardé à tomber. « Nesquick, le cheval de mon papa, était le plus touché : une balle avait perforé son thorax de part en part. En traversant, la balle avait touché des organes comme la rate, le foie et les poumons. Le cheval présentait une hémorragie interne. Il souffrait énormément. Nous avons été obligés de l’euthanasier », poursuit la jeune femme avec des trémolos dans la voix.

Diego et Cody grièvement blessés

Pour Diego et Cody, les nouvelles ne sont pas bonnes non plus… « Diego, mon cheval, semblait être celui qui avait été le moins touché. Or, il a reçu un impact de balle au niveau du thorax. Il présente une hémorragie interne et ses jours sont toujours en danger. Cody, le cheval de ma sœur, a reçu trois impacts de balle : un au poitrail et deux à l’arrière-train. Heureusement, les dégâts ne sont que musculaires. Son état est stable. Il devrait pouvoir s’en sortir. Tous les deux sont toujours en soins intensifs », confie Amandine Lichtfus.

Touché au thorax, Diego est dans un état critique.
Touché au thorax, Diego est dans un état critique. - D.R

La famille Lichtfus, tout comme les Jungers, ne se connait pas d’ennemis et ne sait donc pas qui pourrait éventuellement leur vouloir du mal. « Pour moi, c’est un acte gratuit et crapuleux. Trouver le ou les responsable(s) nous apporterait un peu de réconfort », termine la jeune fille.

Une enquête est ouverte. Toute personne ayant des informations susceptibles de faire avancer celle-ci ou ayant vu/entendu quelque chose d’anormal durant la nuit des faits, peut s’adresser à la police de Saint-Léger au 063/45.01.30.

Notre sélection vidéo
Abonnement La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair et La Capitale

Aussi en Luxembourg Actu

Voir plus d'articles