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Crise énergétique: les eurodéputés plaident pour un plafonnement des importations par gazoduc

Le Parlement européen réuni en plénière à Strasbourg a approuvé mercredi une résolution développant la vision des élus de la réponse que devrait apporter l’UE à la crise liée aux prix de l’énergie.

Les eurodéputés se prononcent pour un plafonnement des prix des importations de gaz acheminé par gazoduc. Ils réitèrent par ailleurs leur demande d’un embargo immédiat et complet sur les importations russes de pétrole, de charbon, de combustible nucléaire et de gaz.

Un embargo sur le charbon russe est déjà en vigueur en UE, et un embargo partiel sur le pétrole russe avait été décidé en mai, qui doit entrer en vigueur en décembre (avec exceptions). Quant au nucléaire, la Commission n’a encore jamais proposé d’y toucher et certains États membres y sont d’ailleurs clairement opposés (la Hongrie) ou évitent poliment de plaider pour. Il semble également très peu probable de trouver une unanimité des 27 pour toucher au gaz, dont les livraisons russes sont déjà en forte baisse.

Le Parlement plaide pour que la Commission propose «un plafond tarifaire adapté sur les importations de gaz par gazoducs, en premier lieu de la Russie», et pour que les outils européens pour l’achat groupé de gaz soient améliorés. Les élus insistent aussi sur l’importance de faire profiter surtout les ménages vulnérables et les petites et moyennes entreprises des «surprofits» des entreprises de l’énergie.

Il y a eu des négociations poussées entre les différents groupes politiques au sujet du texte de la résolution, pour rassembler une majorité forte capable d’envoyer un signal clair au Conseil (États membres). Les trois plus grands groupes (PPE, S&D et Renew) ont finalement déposé un texte commun avec le soutien des conservateurs du CRE. Au vote final, ce sont surtout les Verts et les élus d’extrême gauche qui se sont opposés au texte. Les Verts regrettent entre autres que leur appel à étendre la «taxe» sur les bénéfices excédentaires à toutes les multinationales (plutôt que celles de l’énergie fossile) ne soit pas passé. Cette «contribution de solidarité» a fait l’objet d’un accord entre les 27 en fin de semaine dernière, avec également un plafond pour récupérer les «surprofits» des entreprises produisant de l’énergie à moindre coût.

Dans une lettre envoyée aux présidents du Parlement européen, de la Commission européenne et du Conseil européen, quelques dizaines d’eurodéputés (36) demandent par ailleurs mercredi d’établir des plans concrets pour baisser la consommation d’énergie dans les bâtiments des institutions dès cet hiver. Les institutions «doivent donner l’exemple», et également prévoir à plus long terme des manières de rendre leurs bâtiments moins énergivores, estiment ces élus, parmi lesquels les Belges Marie Arena et Marc Tarabella (PS), Frédérique Ries (MR), Benoît Lutgen (Les Engagés), Pascal Arimont (CSP), Tom Vandenkendelaere et Cindy Franssen (CD&V), Geert Bourgeois, Johan Van Overtveldt et Assita Kanko (N-VA). L’Allemand Peter Liese (PPE) en profite pour plaider pour un arrêt temporaire de la transhumance mensuelle de tout le Parlement européen vers le siège strasbourgeois: «Si on demande à tout le monde d’économiser de l’énergie, il est injustifiable de chauffer deux bâtiments et de faire des voyages dispensables».

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