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Procès Amaury Delrez : «Pour moi, il était clair qu’il s’agissait de la police», explique Mark, l’ami d’Yvo T.

L’ami du meurtrier d’Amaury Delrez revient sur le soir du drame. Il se souvient bien de la scène contrairement à l’homme qui a tiré.

La cour d’assises du Limbourg à Tongres a entendu mercredi après-midi Mark V. D. B, présent le 26 août 2018 à Spa aux côtés de l’accusé Yvo T. (Theunissen), soupçonné d’avoir mortellement blessé le policier Amaury Delrez, et de son frère Cyril. Contrairement à l’accusé, Mark V. D. B se souvenait de beaucoup de choses. «Il était très clair pour moi qu’il s’agissait de la police», a-t-il notamment déclaré.

Celui-ci est revenu sur les événements qui ont émaillé la soirée après que lui et les deux frères ont quitté en taxi le café Havana peu de temps après les échauffourées. Le trio est monté à bord du véhicule où se trouvaient également deux autres Néerlandais. Le taxi en question a alors été immobilisé un peu plus tard par Amaury Delrez et son collègue Ghislain Schils, avant que Yvo ne tire sur Amaury Delrez lors du contrôle.

Il a notamment expliqué que Yvo avait déjà sorti son arme une première fois sur le parking du Havana. «Je n’étais pas très à l’aise avec ça. Nous nous sommes ensuite éloignés et sommes montés à bord d’un taxi afin de retourner au camping. Lors du trajet, Yvo m’a mis l’arme dans les mains. J’ai pensé ’qu’est-ce que c’est’ et je lui ai immédiatement rendu, paniqué. Quand nous étions dans le taxi, j’ai directement vu qu’un combi de police arrivait et que deux agents se dirigeaient vers nous. C’était très clair pour moi. Sur la banquette arrière, Cyril était presque sur les genoux d’Yvo lorsqu’il a été invité à sortir par l’agent Delrez. Yvo est sorti à son tour. Quant à moi, je suis sorti par l’autre côté. Là, j’ai entendu Yvo dire : ’Ne touche pas à mon frère’. J’avais les mains en l’air et lorsque je me suis retourné, j’ai vu une personne tomber. Au début, j’ai pensé que le policier avait tiré sur Yvo, mais par après, j’ai vu que Yvo était bien debout», relate Mark V. D. B.

«Je garde cette image, dans mon esprit, du policier qui tombe et du sang qui jaillit de sa nuque,» ajoute-t-il. Juste après, il a vu Yvo tirer avec son arme sur l’autre policier, Ghislain Schils. «Je n’ai pas vu Yvo être blessé. Je courais à l’aveuglette dans l’obscurité, j’étais assez paniqué. Il est difficile de croire qu’une telle chose puisse se produire. Depuis cette nuit-là, je n’ai plus jamais vu ou parlé à Yvo. Avant ce procès, j’y ai repensé à plusieurs reprises. Se pourrait-il que ça soit arrivé par accident ? Qu’il ait voulu tirer l’homme par les épaules et que le coup soit parti tout seul ? Je l’ai déjà vu être agressif verbalement, mais je ne l’ai jamais vu aussi agressif que cette fois-là», assure Mark.

Mark et Yvo se connaissaient depuis l’école. «Yvo est le meilleur ami que vous puissiez avoir. Il était toujours prêt à aider. Nous étions amis, mais nous ne parlions jamais de sentiments. Mais j’avais senti qu’il était déprimé», raconte Mark, qui présente Yvo comme un collectionneur de couteaux qui peut se mettre facilement en colère. Il était également au courant que Yvo consommait de la drogue.

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