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Les parties civiles insistent sur l’intention homicide de Simon Janssens, «une bombe à retardement»

Les jurés de la cour d’assises de Liège ont pu entendre jeudi matin les premières plaidoiries au procès de Simon Janssens, un Spadois âgé de 33 ans, accusé d’avoir commis le meurtre de Cédric Carreel (38 ans).

Les avocats de la famille de la victime ont insisté sur la qualification de meurtre et sur l’intention homicide manifestée par l’accusé.

Les faits reprochés à Simon Janssens s’étaient déroulés à Spa dans le quartier du Vieux-Spa la nuit du 20 mars 2020. Simon Janssens avait fait feu sur Cédric Carreel, qui s’était plaint du bruit de la musique provenant de l’appartement voisin.

Pour les avocats représentant les membres de la famille de la victime, la version présentée par Simon Janssens manque de crédit. L’accusé prétend qu’il n’avait pas l’intention de tuer et qu’il a fait feu par peur, pour se défendre d’une agression. Mais les avocats estiment cette version impossible. Ils ont insisté sur l’intention homicide dans les actes posés par l’accusé.

« L’intention homicide résulte des actes posés et de l’arme employée. En se saisissant de l’arme la plus létale, il savait qu’il y avait une possibilité qu’il en résulte la mort de Cédric Carreel », a indiqué Me Bertrand Thomas.

Pour les conseils des parties civiles, deux éléments ont déclenché l’agressivité et la violence de Simon Janssens : l’alcool et les stupéfiants.

La victime Cédric Carreel.
La victime Cédric Carreel. - D.R.

L’accusé présentait une alcoolémie évaluée à 1,3 gramme par litre de sang au moment des faits.

« Son agressivité s’est libérée. Il voulait en découdre avec Cédric Carreel, qui lui avait fait une remarque relative aux troubles de voisinage. Contrarié et sous influence, il a voulu en découdre », a soutenu Me Thomas.

Janssens avait déjà dit qu’il voulait tuer des gens

La partie civile a insisté sur la personnalité de Simon Janssens, qui avait déjà manifesté sa volonté de tuer des gens et avait acquis une arme à feu. « C’est une bombe à retardement qui a explosé la nuit du 20 mars 2020. Simon Janssens a volontairement pris l’arme la plus létale et a fait feu volontairement. S’il avait voulu se défendre, il lui suffisait de monter quelques marches pour rentrer chez lui ou se munir de n’importe quel autre objet. Cédric Carreel, considéré comme un gros nounours, était au pied de l’escalier et ne constituait pas une menace. Mais il l’a mis en joue et a tiré », a encore ajouté Me Bertrand Thomas.

Paul Thomas représente la partie civile.
Paul Thomas représente la partie civile. - Belga

La partie civile souligne aussi l’absence de remords chez l’accusé et son absence de remise en question. Me Paul Thomas dénonce enfin ses mensonges. Selon l’avocat, les déclarations de l’accusé ont eu une évolution mensongère. « Lui accorder de la crédibilité n’est pas acceptable. Il a menti sur l’élément déclencheur de la scène, sur la position de la victime en bas de l’escalier et sur les circonstances qui entraînent sa décision de tirer. Qui est-il pour s’être permis de faire cela ? », a plaidé Me Paul Thomas.

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