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L’épouse du policier Amaury ne comprend pas que sa vie lui ait été ôtée si rapidement

Les parents et la compagne d’Amaury Delrez, tué par balle alors qu’il était en intervention à Spa le 26 août 2018, ont témoigné à la barre, jeudi, devant la cour d’assises du Limbourg à Tongres.

« Amaury était un papa génial et un fils merveilleux », ont notamment déclaré les parents de la victime, âgés de 67 et 68 ans. « La vie continue mais elle n’est plus la-même sans lui », ont-ils poursuivi.

L’épouse du policier abattu a également pris la parole, fondant en larmes à plusieurs reprises lorsqu’elle évoquait son mari et père de leurs trois enfants. Ce qui lui a valu de nouvelles excuses de la part de l’accusé, qui a regretté que les enfants aient perdu leur papa.

« Je suis épuisée parce qu’à chaque fois, je dois expliquer aux enfants pourquoi leur papa n’est plus là et pourquoi il ne vient plus leur faire un bisou au moment du coucher. Amaury devrait normalement expliquer à notre fils de 15 ans comment réparer sa mobylette. Les jumelles ont maintenant dix ans. L’une d’elles a un caractère bien trempé, mais la sécurité de son papa lui manque, surtout lorsqu’elle se sent triste à l’école. Lorsque l’on passe de chouettes moments ensemble, notre autre fille ne comprend pas pourquoi papa n’en profite pas avec nous. À chaque épreuve de leur vie, je devrai l’expliquer aux enfants. Je devrai le faire jusqu’à la fin de ma vie », soupire la veuve d’Amaury.

Aurélie dormait le matin du 26 août 2018 lorsque l’on a sonné chez elle. Elle a vu la police sur le pas de la porte et a pensé que c’était une erreur. « Je voulais appeler Amaury pour lui dire ce qui se passait, mais ils m’ont alors dit de m’asseoir. Quelque chose était arrivé à Amaury. Je pensais qu’il était à l’hôpital, mais on m’a dit qu’il était mort. J’ai perdu mon mari, mon meilleur ami, mon amour, mon soutien et mon réconfort. Il n’y avait aucune autre personne qui me connaissait mieux que lui. Je dois tout faire seule désormais. Je suis la seule responsable des enfants. Notre fils avait 10 ans et nos jumelles six ans quand ils ont perdu leur papa », a raconté Aurélie.

Elle a encore expliqué qu’Amaury faisait surtout les services de nuit au sein de la police car il aimait être avec ses enfants la journée. « Il aimait faire des randonnées dans la nature, jouer au basket et faire du trailrunning », a-t-elle souligné.

Le président de la cour lui a demandé si elle avait le sentiment d’avoir reçu des réponses durant ce procès. « Pas à toutes mes questions », a-t-elle regretté. « Je ne comprends pas comment il a pu exécuter quelqu’un d’aussi près. Amaury faisait son travail. Il devait protéger les autres. Je ne comprends pas que sa vie lui ait été ôtée si rapidement », a-t-elle sangloté.

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