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«The Midnight Club»: les «Bracelets rouges» des veillées occultes, par le roi de l’effroi Mike Flanagan

Après « The Haunting of Hill House », le roi de l’effroi Mike Flanagan livre « The Midnight Club », une nouvelle histoire de fantôme à vous faire dresser les cheveux sur la tête ! Dès le 7 octobre.

Fils spirituel agréé de Stephen King, Mike Flanagan nous a déjà fait bondir avec « The Haunting of Hill House », « Bly Manor » et « Sermons de Minuit », sur Netflix.

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Sa nouvelle série ne fait pas moins sursauter ! Basé sur le roman éponyme de Christopher Pike, « The Midnight Club » prend ses quartiers à l’hospice de Brightcliffe, une maison médicale où échouent des adolescents malades en phase terminale. Au sous-sol, huit patients se réunissent secrètement toutes les nuits pour se raconter des histoires effrayantes. Chacun d’eux se sait inguérissable, alors tous concluent un pacte : le premier qui meurt devra envoyer au groupe un signe de l’au-delà. « Ces enfants veulent juste être rassurés sur le fait que leur vie n’est pas vraiment terminée », explique Flanagan. « Ils pensent que les liens qu’ils ont tissés sont suffisamment forts pour que l’un d’entre eux puisse revenir et dire aux autres : n’ayez crainte, il y a quelque chose de l’autre côté. » Jusque-là, on pourrait limite croire qu’on a affaire à un remake spécial Halloween des « Bracelets rouges », l’émouvant feuilleton inspiré de faits réels de TF1, où des jeunes s’unissent également face à la mort. Mais ce serait mal connaître le showrunner, qui n’a d’yeux que pour le paranormal !

Très vite, ses ados se révèlent moins innocents qu’ils en ont l’air. Motivé par les récits fabuleux d’anciens pensionnaires qui auraient survécu alors qu’ils étaient condamnés, le petit cercle invoque les fantômes. Une manière d’exorciser la peur de l’inconnu, qui vire forcément au cauchemar quand de dangereuses manifestations leur échappent. La tension monte alors crescendo, et on retrouve peu à peu l’atmosphère inquiétante des huis clos de la franchise « The Haunting of », avec plus de frayeurs et moins de ces longs (mais superbes) monologues qui ont fait la réputation de Flanagan. Lequel, avec ce feuilleton, sait qu’il s’adresse avant tout à un public jeune… qu’il ne ménage pas pour autant ! Les amateurs de sensations fortes y trouvent donc aussi leur compte. Pour susciter davantage l’intérêt des adultes, le réalisateur a quand même appelé Heather Langenkamp à la rescousse. Révélée par ses cris dans « Freddy, les griffes de la nuit » en 1984, l’actrice joue l’étrange directrice de Brightcliffe.

Plus qu’une simple adaptation

Publié en 1994, « The Midnight Club » a été inspiré à Christopher Pike par l’une de ses fans, atteinte d’une pathologie incurable, qui lui aurait confié avoir rejoint un club de lecture pour discuter de son œuvre. « Il a écrit des choses assez poussées pour ses jeunes lecteurs, et il n’est pas rare que ses personnages adolescents meurent de façon assez choquante », défend Mike Flanagan. « Ses livres sont remplis de choses sombres et palpitantes. » C’est la raison pour laquelle ce dernier ne s’est pas contenté d’adapter uniquement « The Midnight Club » : les histoires que se racontent les gamins dans la série sont aussi tirées de la bibliothèque de Pike, surnommé le Stephen King des ados. La boucle est bouclée !

« The Midnight Club », disponible sur Netflix.

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