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Plugstreet 14-18, «Mes parents ne nous disaient pas tout»: une exposition à voir jusqu’au 30 novembre

Le centre d’interprétation Plugstreet 14-18 débarque avec une exposition unique et surtout très conflictuelle. "Mes parents ne nous disaient pas tout..." raconte l'histoire des enfants au lendemain de la Grande Guerre.

La Première Guerre mondiale est l'un des conflits les plus sanglants du XXe siècle, qui a entraîné de nombreuses souffrances humaines. Des villes entières ont été rayées de la carte, dans un conflit qui n'a finalement fait que des perdants.

Les innombrables batailles, bombes et mortiers, ont provoqué la fuite de milliers de familles. À leur retour, ils n'ont trouvé, au mieux, que des décombres et des vestiges de ce qui avait été leurs maisons. Les enfants en particulier ont été confrontés à des scènes qu'ils ne comprenaient pas et leur monde a été bouleversé.

« Pendant ce retour et cette reconstruction, les parents n'ont pas seulement dû remettre leur propre vie sur les rails, les enfants aussi ont dû retrouver la normalité le plus rapidement possible ». Vincent Dumortier, 57 ans, membre du personnel du musée, montre le chemin aux visiteurs parmi les centaines de pièces uniques qui y sont exposées. « Des écoles de transition ont été construites et les enfants pouvaient même aller profiter de leurs loisirs dans des endroits qui n'étaient pas ou peu touchés par la guerre. Mais la réalité ne pouvait pas non plus être cachée : il n'y avait plus rien à l'époque et pas ce qu’on voit de Comines-Warneton aujourd'hui. Les soldats anglais sont restés ici pendant longtemps et ont aidé à reconstruire, et pour les enfants, c'était devenu la chose la plus normale au monde de jouer parmi les soldats et leurs les équipements de guerre. Nous ne pouvons ignorer le fait que cela a dû laisser une trace indélébile ».

Assis sur une caisse d’obus

Le titre de l'exposition, " Mes parents ne nous disaient pas tout...", est donc bien choisi. « Pour les parents de l'époque, il était important de laisser leurs enfants redevenir des enfants et de ne pas parler de la guerre. Que ce soit à l'école ou à la maison, c'était un tabou, car les enfants ne devaient pas être accablés par tout ça ». Vincent est particulièrement fier du documentaire que le musée a réussi à réaliser. « Nous nous sommes rendus dans des maisons de repos où nous avons pu parler à des personnes centenaires qui ont vécu tout cela lorsqu'elles étaient enfants. Par exemple, il y a une dame qui est revenue au Bizet avec ses parents à un très jeune âge. Pendant la guerre, ils s'étaient réfugiés à Boulogne, en France. Nous avons également parlé à une dame dont le père était un jeune espiègle à l'époque. Son père lui a raconté des histoires et comment il jouait avec des balles qu'ils trouvaient dans les champs. Il a également fumé sa première cigarette, offerte par un soldat anglais, alors qu'ils étaient assis sur une caisse d'obus. Aujourd'hui, c'est une chose presque surréaliste, mais à l'époque, les enfants n'avaient rien d'autre pour s'amuser ». L'exposition se tient jusqu'à la fin du mois de novembre.

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