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Voici toutes les décisions du budget wallon: -8% de salaire pour les ministres, aides aux entreprises, aux travailleuses des titres-services, allocations familiales indexées, facture déchets bloquée...

Si les Wallons comptent leurs sous, Elio Di Rupo a dû faire pareil pour ficeler le budget wallon, calculé « à l’euro près ». Après la crise sanitaire et les inondations, la crise énergétique plombe les finances
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« Nous ne voulons pas uniquement nous préoccuper de maintenant, nous avons le sentiment que cette crise ne va pas s’arrêter demain et on doit investir à court et moyen terme », a estimé le Ministre-Président Elio Di Rupo, qui a détaillé les mesures d’urgence prises par le gouvernement wallon, ainsi que des mesures à plus long terme.

C’était attendu : les ministres wallons ont décidé de réduire leurs indemnités de 8 %, alors que la discussion au niveau fédéral est toujours en cours. « On voulait être exemplaires en la matière », a souligné le ministre wallon du budget Adrien Dolimont. En clair : les membres du gouvernement PR-MR-Ecolo ne prendront pas l’indexation salariale à laquelle ils auraient pu prétendre.

Elio Di Rupo a aussi dévoilé une contribution qui sera demandée par la Wallonie aux gestionnaires de réseau de gaz et d’électricité, afin de réduire la facture des ménages wallons. Concrètement, ces GRD ont engrangé des « bonis » au cours des dernières années, en surévaluant notamment le coût de leurs interventions. Il y a 5 GRD en Wallonie : Orès qui couvre 75 % du territoire wallon, Resa en région liégeoise, l’AIEG pour certaines communes de Namur et du Hainaut, REW à Wavre et AIESH dans quelques entités du Hainaut. La Région wallonne va leur réclamer que ces bonis puissent être déduits de la tarification des clients dès 2023, ce qui diminuera les postes « distribution et transport » dans leur facture d’énergie de façon immédiate.

PME, entreprises…

Le gouvernement wallon a aussi mobilisé près de 3 milliards pour faire face à la crise énergétique qui pèse sur les budgets des ménages, des entreprises et institutions wallonnes. Parmi les mesures, on trouve des mesures d’aides directes aux indépendants et entreprises à hauteur de 505 millions d’euros, via plusieurs dispositifs.

« Il y a des formes de garanties de prêts à taux zéro et à taux réduit », a détaillé le ministre de l’Économie wallonne Willy Borsus. « Et il y a des aides directes aux indépendants, aux PME et aux entreprises ».

La Wallonie interviendra ainsi à hauteur de 25 %, 30 % ou 35 %, selon l’entreprise et son type de production, pour la somme qui dépasserait le double de sa facture énergétique. Il faut donc que la PME ou l’entreprise qui sollicite l’aide paie son énergie au moins deux fois plus qu’avant la crise, pour pouvoir solliciter le système, et que sa facture de gaz et/ou d’électricité soit au moins de 7.500 euros par trimestre. L’aide sera valable pour le dernier trimestre de 2022 et le premier trimestre de 2023.

Les travailleuses des titres-services pas oubliées

Les passoires énergétiques ne pourront pas indexer leurs loyers et l’indexation des allocations familiales sera maintenue. Les citoyens wallons ne devraient pas non plus voir leur facture « déchets » augmenter en 2023.

On trouve aussi un budget de 95 millions d’euros en plus qui permettra de financer intégralement l’indexation des salaires des travailleurs APE, qu’on retrouve notamment dans les crèches, les écoles, les services d’aide aux personnes âgées, dans la culture et l’associatif… Ces 65.000 emplois seront donc garantis par la Région wallonne, qui viendra compenser la hausse d’indexation de leur salaire, alors que leurs employeurs n’arrivaient pas à y faire face en totalité. Une indexation qui sera garantie pour 2022 et 2023.

Autre mesure forte du gouvernement wallon qui était réclamée par les travailleuses des titres-services et des services d’aides et de soins à domicile : une aide mobilité entre 30 et 450 euros par an par équivalent temps plein, pour compenser la hausse des prix du carburant. La mesure concerne 57.280 personnes, pour assurer leurs déplacements entre leurs différents lieux de travail.

Colis alimentaires : la demande en hausse

Une « Prime énergie » est aussi prévue pour les maisons de repos, les structures du handicap, de la santé mentale, d’aide aux sans-abri et aux femmes victimes de violence. Ce sont ainsi 1.562 structures qui hébergent près de 68.000 personnes, de jour comme de nuit, qui pourront mieux faire face à l’augmentation de leurs dépenses énergétiques, a détaillé la ministre de la Santé wallonne, Christie Morreale.

La crise du pouvoir d’achat a aussi poussé de nouveaux publics vers les services d’aide alimentaire. Ceux-ci voient désormais arriver chez eux des travailleurs indépendants et des étudiants. Une nouvelle enveloppe de 8 millions a donc été débloquée pour aides les associations, les CPAS, les restaurants et épiceries sociales, qui confectionnent, récoltent, achètent et distribuent des colis alimentaires.

Le gouvernement wallon a aussi revu à la hausse les budgets rénopack et écopack, qui permettent aux citoyens wallons sous certaines conditions de solliciter des prêts à la rénovation et à l’isolation de leur logement.

Laurence Piret

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