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Une Pepine vient au secours d’un chevreuil percuté par un automobiliste

Un chevreuil a été percuté, ce vendredi, par une voiture sur la route de Tancrémont. Si le conducteur ne s’est pas arrêté, d’autres ont pris soin de l’animal. C’est notamment le cas de Geneviève. Récit.

Geneviève Bruyère Burton, 38 ans, vient de Pepinster. Ce vendredi, elle est restée pendant 40 minutes près d’un chevreuil qui s’est fait percuter sur la route de Tancremont. « Ma voisine m’a prévenue parce que je n’étais pas la première sur les lieux. Je suis arrivée en deux minutes. »

Plusieurs personnes étaient présentes sur les lieux, dont certaines qui passaient en voiture et se sont arrêtées pour aider. « On a sonné à la police mais elle n’est jamais arrivée. On a ensuite sonné à des vétérinaires qui n’avaient pas l’autorisation de venir. Au CREAVES, il n’y avait pas encore la possibilité de l’accueillir. Ils m’ont redirigé vers le DNF, les gardes forestiers, qui avaient été mis au courant par la police » raconte-t-elle.

« Petit à petit, les personnes présentes sur les lieux ont dû partir travailler. Je suis restée près de lui. Je suis restée 40 minutes à essayer de le caresser et de le rassurer. C’était dur. » Après une demi-heure d’attente, un garde forestier est arrivé sur les lieux. Geneviève explique : « Il a pris un peu de temps pour arriver car il n’habite pas dans les environs. Il était très sympathique. Mais il a expliqué qu’il n’y avait rien à faire pour le chevreuil et m’a conseillé de partir. Il l’a achevé pour ne plus qu’il souffre. »

Un travail collectif

Le conducteur qui a percuté l’animal ne s’est apparemment pas arrêté, ce qui a beaucoup choqué les personnes qui se sont occupées du chevreuil. « Je ne comprends pas. Mon chat s’est aussi fait percuter il y a 6 mois, la personne l’a laissé sur la route. On parle beaucoup du bien-être animal en ce moment. Et certains ne font rien ou ne s’arrêtent même pas. C’est dommage » souligne la Pepine.

Chamboulée par ce qu’elle vient de vivre, elle publie les faits sur les réseaux sociaux. « J’ai reçu des commentaires positifs et encourageants, mais j’en ai aussi reçu qui me disaient que je n’aurais pas dû toucher l’animal ou que j’aurais dû faire autrement. Mais je me dis qu’au moins, j’ai fait quelque chose. » Pour autant, elle insiste sur le fait qu’elle n’était pas seule dans ces démarches : « Nous étions plusieurs à nous occuper du brocart, c’était un travail collectif. »

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