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Le centre d’accueil de Mouscron est toujours rempli: «On est en train de convertir des places ‘hommes’ en places ‘familles’»

L’accueil des migrants se fait de plus en plus à flux tendu. Cette situation est d’autant plus visible depuis que des migrants se sont retrouvés sans logement à Bruxelles. Quels sont les impacts de cette crise sur les centres d’accueil de la région   ?

À Mouscron, le centre Fédasil doit jongler entre cette crise migratoire à flux tendu et les volontés de diminution de la capacité. « Le centre n’est pas rempli avec 946 personnes, car il y a toujours des places perdues, mais le centre est plein », explique Sarah Turine, directrice du centre.

C’est donc un effet secondaire de cette crise que le centre mouscronnois ne vit pas en première ligne. « Nous ne subissons pas de plein fouet la pression et la crise. Au quotidien, dans le centre, on ne vit pas la même réalité que nos collègues de Bruxelles. Si nous n’étions pas connectés, on pourrait ne pas se rendre compte que c’est très tendu à Bruxelles. Si ce n’est que le centre est complet et qu’il y a une solidarité de nos équipes avec les équipes de Bruxelles, par rapport à ce qui se vit ».

Pour la directrice du centre de Mouscron, cette crise est intimement liée à celle qui touche les services en lien avec l’accueil des migrants. Les procédures sont extrêmement longues. Cela a donc un impact important sur la santé mentale des demandeurs d’asiles, qui vivent parfois au centre d’accueil depuis son ouverture en 2019.

Le centre de Mouscron n’est pas en première ligne de la crise.
Le centre de Mouscron n’est pas en première ligne de la crise. - ES

Une situation apaisée

Une grosse diminution n’est malheureusement pas possible pour l’instant. « On s’était engagé à essayer de réduire au maximum notre capacité d’accueil, mais tenant compte de la crise, ce n’est pas possible. Tant la commune, que le centre, que Fédasil en général, aimeraient voir la capacité diminuer. On fait donc d’autres efforts : on est en train de convertir des places hommes en places familles, comme la Secrétaire d’État s’est engagée à le faire lorsqu’elle a rencontré la bourgmestre ».

Toutefois, la situation s’est apaisée avant ces changements. « Si on pense au passé et à la période plus difficile où l’on a connu plus de violences, on sait que les violences et bagarres sont plus souvent le fait d’hommes isolés. On diminue donc le risque de violences. Mais, ceci dit, depuis un an, il fait calme dans le centre et il n’y a pas eu de grands faits de violence. C’est surtout un geste par rapport à la Ville de Mouscron qui souhaitait que l’on accueille plus de familles ».

Pas de sous-effectif au centre de Mouscron.
Pas de sous-effectif au centre de Mouscron. - JK

Pas de sous-effectif

Dans tout le réseau Fédasil et chez ses partenaires, il semble manquer de personnel. « Même chez nous, on se rend compte qu’on a dû relancer certaines offres d’emploi plusieurs fois. Ce n’est pas toujours évident de trouver le bon profil, et lorsqu’il s’agit de contrat de remplacement, ce n’est pas toujours attractif. Parfois nos postes restent vacants un certain temps », souligne Sarah Turine. Malgré tout, la situation est loin d’être catastrophique. « Nous avons un cadre déjà bien rempli, et nous ne sommes pas en sous-effectif ».

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