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Le voyage de Jean-Luc, de Mont-Saint-Guibert à Saint-Jacques de Compostelle: «Un vrai retour à l’essentiel»

Entre la perte de son emploi et sa quête d’aventures, Jean-Luc s’est lancé le défi de rejoindre Mont-Saint-Guibert aux chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Son pèlerinage aura duré deux mois, où solidarité et entraide auront jalonné son parcours.

Ils sont chaque année plus de 300.000 randonneurs-pèlerins à relever le défi. Pourtant, c’est seul que Jean-Luc, Guibertin de 58 ans, a décidé de parcourir les quelque 2.350 kilomètres qui séparent son quotidien de Saint-Jacques de Compostelle. Les chemins emblématiques, les centaines d’églises semées dans les hameaux au fil des kilomètres et des dizaines de rencontres ont permis à l’ancien banquier de s’évader, lui qui avait perdu son travail au début de la pandémie. « Je voulais revenir à l’essentiel, retrouver des vraies valeurs humaines », témoigne-t-il.

En partant de Mont-Saint-Guibert le 20 juillet dernier, il suit le parcours traditionnel : il traverse la France sous la canicule, de Saint-Quentin à Paris, puis Bordeaux, Dax et Saint-Jean-Pied-de-Port. « Parfois, sur une dizaine de kilomètres, il n’y a pas un commerce, pas une ferme, pas une habitation. J’ai dû parfois sonner à la première maison pour quémander de l’eau ».

Chaque soir, il trouve une solution pour dormir. Que ce soit chez l’habitant, dans un gite ou un hôtel, Jean-Luc garde de précieux souvenirs, remplis d’émotion : « En dessous de Saint-Jean-d’Angély, une dame m’a accueilli pour la nuit. J’ai été tellement bien reçu que j’ai fondu en larmes. J’essaye de garder contact avec ces gens-là ».

Communauté

Les pèlerins de Saint-Jacques, aussi solitaires soient-ils, finissent par former une communauté. Au cours de son chemin, Jean-Luc marche seul. Avec comme objectif de parcourir 35 à 40 kilomètres par jour, il rencontre bien quelques personnes, des marcheurs peut-être moins sportifs, et poursuit sa route de son côté. « Arrivé en Espagne, on croise plus de touristes », nuance-t-il. Il n’oublie cependant pas cette solidarité omniprésente : « Un homme m’a fait don de son sac à dos car le mien commençait à se déchirer. Il n’était plus en mesure de continuer sa route. Il y a une sorte d’entraide. On oublie le sexe, l’âge, les différences sociales. On a tous le même but, celui de se rendre à Compostelle ». Sans oublier également les levers de soleil et l’éveil de la nature, « juste magnifique », selon ses souvenirs qui resteront gravés à jamais. « On a le temps de penser à tout, mais surtout de penser à rien ».

Des projets plein la tête

En plus de se vider la tête, Jean-Luc avait un autre objectif. « Une amie travaille pour la Fondation Fournier-Majoie qui soutient activement la recherche contre le cancer. J’ai marché pour récolter des fonds ».

Même si entre-temps, l’homme est rentré chez lui avec 13 kg en moins, l’envie de retourner à « Santiago de Compostela » est déjà présente. Pour cela, il a pour projet de vivre en Galice : « Si j’ouvre une auberge sur place, je pourrai offrir un service aux pèlerins. Ce n’est qu’une idée pour l’instant, mais je me suis inscrit sur les sites immobiliers en Espagne ».

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