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Combat contre le cancer: le CHU de Liège inaugure un nouveau centre d’excellence

Sur la plaine du Sart-Tilman, une infrastructure flambant neuve est sortie de terre et sera accessible dans quelques jours.

Entièrement dévolu au combat contre le cancer, l’Institut de Cancérologie Arsène Burny regroupe sur un seul site toutes les spécialités, médicales et paramédicales, pour encore plus d’efficacité au service du patient. Ce centre de jour renforce aussi le degré d’excellence liégeoise en oncologie.

Plus de 3.000 patients sont chaque année traités pour un cancer au CHU de Liège. Ils seront désormais accueillis et pris en charge dans un espace moderne et fonctionnel, unique en Wallonie, où toutes les forces et compétences médicales sont regroupées afin d’être encore plus efficientes dans le combat quotidien contre la maladie. L’Institut de Cancérologie Arsène Burny (ICAB) est un concentré d’excellence, qui doit apporter une plus-value pour les patients et les équipes pluridisciplinaires.

Pour lutter contre un ennemi souvent insidieux, parfois agressif, toujours redoutable, rien ne vaut l’union des forces, des idées, des compétences. Les vendredi 2 et samedi 3 décembre prochains, le CHU de Liège inaugurera officiellement ce tout nouvel espace totalement dédié au combat contre le cancer.

Ultramoderne, entièrement conçu pour le bien-être du patient placé au cœur de toutes les préoccupations, l’Institut de cancérologie Arsène Burny est unique en Wallonie, par son unité de lieu et par l’organisation de travail qui y est prônée. Des atouts qui permettent une optimalisation de l’accompagnement et des soins.

Chef du service d’hématologie au CHU de Liège, le Pr Yves Beguin nous détaille les forces d’un institut qui affirme un peu plus l’excellence liégeoise dans la lutte contre une maladie qui, chaque année, emporte quelque 6.500 Belges.

Professeur Beguin, à quoi correspond cette nouvelle aile du CHU de Liège ?

Il s’agit d’un véritable centre d’excellence totalement dédié au cancer, sept étages où tout est imaginé et conçu pour le patient, qui est dès lors placé au cœur de la démarche, à l’épicentre de toutes les attentions. La véritable révolution, elle est là, dans cette centralisation des services pour plus de fluidité, de communication et, in fine, d’efficacité. On y regroupe un maximum de prestations ambulatoires liées au cancer, ce qui doit permettre d’être encore plus performants, ensemble, dans un combat sans relâche qu’impose cette maladie.

Unité de lieu et de temps, en somme.

C’est un peu ça, oui. Les différentes spécialités et les soins nécessaires au traitement du cancer sont rassemblés en un seul espace, de façon à mieux les organiser en fonction des besoins du patient. Tout est mis en œuvre pour que les prestations médicales et paramédicales nécessaires soient organisées dans le même bâtiment et, dans la mesure du possible, sur la même demi-journée. C’est un pas significatif sur le chemin de l’excellence en oncologie à Liège.

Quels sont les principaux atouts de l’ICAB ?

Primo : la qualité et la sécurité, grâce à des techniques de pointe. Secundo : la proximité, les technologies les plus évoluées sont à la disposition des patients de la région, assurées par des professionnels formés à cet effet. Tertio : la conception des lieux, les espaces sont exposés à la lumière, au bénéfice des patients et du personnel. Quarto : le trajet du patient, plus fluide, depuis la préparation jusqu’au traitement, en tenant compte des besoins des utilisateurs, des nécessités vis-à-vis des patients et des expertises internes et externes.

On pourra vraiment y trouver toutes les spécialités ?

Consultations en oncologie/hématologie, hôpital de jour, examens en imagerie médicale, médecine nucléaire, radiologie, scanner, échographie ou résonance magnétique relatifs à toutes les formes de cancer, radiothérapie… toutes les prestations ambulatoires seront possibles. Cela exclut donc seulement les interventions chirurgicales, qui continueront, elles, à être pratiquées dans les blocs opératoires récemment inaugurés, dans le bâtiment principal, et les hospitalisations « classiques » puisqu’il s’agit d’un centre de jour. Chirurgiens, thérapeutes, infirmiers de liaison, psychologues, assistants sociaux, diététiciens, tabacologues, esthéticiens sociaux, kinés de revalidation… tous les praticiens seront rassemblés, les échanges en seront ainsi facilités, densifiés, ce dont chaque malade doit pouvoir profiter. Le Centre de bien-être Oasis y est également installé, pour la prise en charge globale du patient, les activités physiques, individuelles ou en groupe, etc.

La concrétisation de ce projet permet à tous, patients et professionnels de la santé, de faire un bond en avant.

La volonté des concepteurs du projet était de proposer des espaces dans une logique dite « Environnement Healing », cet « environnement qui contribue à soigner ». Les technologies proposées constituent de réelles avancées pour le patient, par exemple via l’application de techniques moins invasives, ainsi que pour les professionnels de santé autour du patient, grâce à des équipements permettant la plus grande précision. Ce nouveau bâtiment accueille aussi les laboratoires, les espaces de recherche clinique, le biobanking (collecte d’échantillons de sang et tumeurs pour la recherche)… Ce regroupement permet encore plus de cohérence dans le travail.

L’Institut porte le nom d’Arsène Burny, personnage connu au travers du Télévie notamment. Un choix évident ?

Nous lui avons évidemment soumis la proposition et même s’il est généralement discret, il a accepté qu’on baptise ce centre d’excellence de son nom. Arsène Burny est un scientifique, un chercheur qui a concentré énormément de temps et d’énergie au cancer. Il possède aussi une vraie intelligence émotionnelle, un charisme qui lui permet de construire une réelle relation de proximité avec les patients, les familles… Par son rayonnement scientifique et humain, Arsène Burny s’imposait !

Vous êtes le président du Conseil de gouvernance de l’Institut. Qu’attendez-vous concrètement de ce nouvel élan ?

J’espère que les patients se sentiront encore mieux, encore plus efficacement pris en charge et accompagnés. Je souhaite aussi que cela apporte une plus-value pour les équipes médicales et paramédicales, dans un esprit de partage et de coopération. L’échange, la confrontation des idées et points de vue dans des disciplines de plus en plus pointues et complexes ne peut être qu’un enrichissement pour chacun. Au bout du compte, c’est le patient qui doit en tirer profit !

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