En ce momentChangements ce 1r décembreDiables RougesCoupe du monde 2022CTR AwardsPermis de conduire Accueil Régions Brabant wallon Actualité de la région du Brabant wallon

Tourmente politique à Tubize: «Je suis venu pour exprimer la solidarité de l’ensemble de DéFI avec notre section», exprime François De Smet, le président

Le président de DéFI, François De Smet, a fait le déplacement ce lundi matin à Tubize. À l’heure où le Collège a relancé une procédure de retrait de compétences contre l’échevin Mourad Abdelali, DéFI invite les autres partis à ouvrir le dialogue.

À la première heure ce lundi matin, le président de DéFI, François De Smet, tenait un point presse au Martin’s Red Hotel pour évoquer la situation politique tendue qui règne à Tubize depuis quelques semaines.

En effet, le 21 octobre dernier, l’échevin amarante de Tubize Mourad Abdelali s’est vu subitement retirer ses compétences scabinales par le Collège. Le bourgmestre tubizien, Michel Januth (PS), donnait vaguement les raisons de cette décision : « Monsieur Abdelali met gravement en péril le bien-être de membres du personnel communal, et de nos enseignants. »

Mais rebondissement : jeudi dernier, le Conseil d’État venait suspendre la décision du Collège communal de Tubize estimant que Mourad Abdelali n’a pas disposé d’un délai suffisant pour préparer utilement sa défense. Depuis lors, l’échevin en charge notamment de l’Enseignement et du Commerce à récupérer ses attributions. Dans la foulée, il apprenait qu’une nouvelle procédure de retrait avait été lancée par le Collège.

« Leur combat est juste »

C’est dans ce contexte tendu que le président de DéFI a fait le déplacement. « Je suis venu aujourd’hui à Tubize pour exprimer la solidarité de l’ensemble de DéFI avec notre section. Leur combat est juste », déclare François De Smet. « La priorité de nos élus est et reste le citoyen. C’est en ce sens qu’ils continueront à travailler avec les partis politiques démocratiques qui partagent nos valeurs de bonne gouvernance. »

B9732705537Z.1_20221118114414_000+GDHLMISP0.1-0

Le principal intéressé, Mourad Abdelali, a également pris la parole : « La chronologie des événements me laisse à penser que je suis victime d’une rage politique. Je déplore la manipulation d’informations, par certains mandataires, dans la presse et sur les réseaux sociaux, qui ont eu pour seul but de me porter préjudice. Étant donné la conjoncture économique actuelle, je regrette surtout que toute l’énergie de la majorité ne soit pas consacrée à nos citoyens. »

« Acharnement politique »

D’autres membres du parti se sont également exprimés à ce propos : « Nous ne pouvons que déplorer l’absence totale de dialogue avec nos partenaires de la majorité (PS-Ecolo) qui, en choisissant cette voie, font preuve de ce que nous pourrions qualifier d’acharnement politique », souligne Filippo Lavore, le président de DéFI Tubize.

« L’honneur et la réputation de notre échevin ont été mis en cause », déclare quant à lui Pascal Goergen, président de DéFI en Wallonie et échevin à Grez-Doiceau. « Le Conseil d’État a remis les pendules à l’heure. Le nouveau feuilleton n’augure rien de bon : le citoyen attend en ces temps si difficiles autre chose de la part du bourgmestre et de la majorité. »

L’affaire est loin d’être close puisque le bourgmestre de Tubize a lancé une nouvelle procédure de privation d’attributions envers l’échevin amarante. Affaire à suivre dans les jours ou semaines à venir…

Notre sélection vidéo
Abonnement La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair et La Capitale A ne pas rater

Aussi en Brabant wallon Actu

Voir plus d'articles