En ce momentCoupe du monde 2022Permis de conduire Accueil Sports Diables rouges

«Il doit trouver des solutions plutôt que de s’engueuler avec tout le monde»: nos experts analysent le comportement de Kevin De Bruyne contre le Canada (vidéo)

Le meneur de jeu des Diables rouges a montré beaucoup de signes d’agacement ce mercredi, lors de la victoire dans la douleur des Diables rouges contre le Canada pour leur premier match de Coupe du monde.
Vidéo

Il y avait de l’électricité dans l’air mercredi soir sur la pelouse du stade Ahmad-ben-Ali. Un billard sur lequel les Belges ont perdu leur jeu ... et leurs nerfs. En particulier Kevin De Bruyne qui est apparu particulièrement énervé. Que ce soit sur lui-même mais également sur ses coéquipiers qui en ont pris pour leur grade. «Avec son statut, c’est un garçon qui doit trouver des solutions, plus encore que les autres. Et non pas enguirlander tout le monde à tort et à travers, même si la situation l’agace», estime José Jeunechamps, l’ancien coach de Seraing, qui était l’un des invités ce jeudi du talk-show foot organisé quotidiennement par Sudinfo tout au long du Mondial.

de videos

«Mais cela s’explique aussi par son caractère quelque peu compliqué qu’il possédait déjà tout jeune», fait constater Jean-François Remy, journaliste et entraîneur adjoint des U18 et U19 belges. «C’est le seul gars qui peut sortir d’un entraînement en râlant, estimant que le niveau n’a pas été assez bon.»

«Déjà à Genk, lorsqu’il est arrivé à 16 ans dans le noyau A, il est allé un jour trouver l’entraîneur en lui disant que cela n’allait pas et que certains ne se bougeaient pas assez, en montrant du doigt Elyaniv Barda qui était à l’époque la grande star de l’équipe», se rappelle Grégory Bayet, rédacteur en chef de Rossel Sport.

Il n’empêche, l’attitude du rouquin de Tronchiennes, qui s’est notamment pris le bec sur le terrain avec son coéquipier Toby Alderweireld, a de quoi poser question. «Pourrait-il devenir à un certain moment agaçant pour ses partenaires», se demande Frédéric Larsimont, notre envoyé spécial au Qatar. «Ils ont certes toujours été une bonne bande d’amis mais avec De Bruyne un peu à part, de par ses comportements très introvertis. C’est quelqu’un qu’il faut aller chercher et ce n’est pas toujours facile à gérer pour un coach. Etre l’entraîneur de De Bruyne ne doit pas toujours être une sinécure!»

«De Bruyne a râlé, mais je pense que c’est bénéfique»

Mais au final, pourquoi le numéro 7 belge est-il à ce point sorti de ses gonds? «En fait, on a vécu un peu le même scénario qu’au dernier Euro face à l’Italie», poursuit Frédéric Larsimont. «Martinez pensait prendre le jeu à son compte et a placé De Bruyne proche de son attaquant de pointe. Mais les Canadiens ont pressé très haut et il s’est retrouvé un peu isolé. Ne fallait-il pas à un certain moment le faire redescendre d’un cran sur l’échiquier, quitte à faire sortir Tielemans ou Witsel? Je le pense. Tielemans a finalement bien été remplacé ... mais par Onana.»

Et si, après tout, l’agacement affiché par KDB était une bonne chose pour la suite de la compétition? C’est ce qu’estime Michel Lecomte, fraîchement retraité de la RTBF. «Martinez a gueulé à la mi-temps. De Bruyne a râlé Mais je pense que c’est bénéfique. Cela va provoquer d’autres explications, d’autres mises au point. C’est comme cela que le groupe grandira. Si les joueurs étaient restés amorphes, là cela m’aurait inquiété.»

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo Coupe du monde 2022

Aussi en Diables rouges

Voir plus d'articles