En ce momentCoupe du monde 2022Permis de conduire Accueil Sambre Meuse Faits divers

Une poubelle sur la tête, douches froides…: la maman fait vivre un véritable cauchemar à ses filles à Florennes

Une mère de Florennes a infligé, pendant 8 ans, des traitements inhumains à ses quatre filles. Le père n’a jamais déposé plainte : il espérait que « les choses s’apaisent ».

Le tribunal correctionnel de Dinant a entamé, jeudi matin, le procès d’une Florennoise poursuivie pour avoir infligé des traitements inhumains à ses quatre filles, entre janvier 2012 et novembre 2020. Le père des enfants est quant à lui poursuivi pour non-assistance à personne en danger.

Trois des quatre victimes sont aujourd’hui âgées de 11, 12 et 14 ans, la dernière est quant à elle majeure.

Durant plus de huit ans, leur mère leur a infligé des sévices et punitions à répétition. Outre les gifles, les tirages de cheveux et les insultes qui étaient récurrents, elle les empêchait de parler en mettant sa main sur leur bouche et leur nez ; elle les forçait à rester à genoux les mains en l’air ou sur la tête pendant de longues minutes (jusqu’à 40) ; leur faisait prendre des douches froides ; leur mettait des cuillères de liquide vaisselle dans la bouche en cas de gros mot ; leur mettait la tête dans leur assiette de nourriture ou leur faisait recopier 4 à 500 fois les mêmes termes.

« Ces filles sont détruites »

Elle a également déjà couru après une de ses filles avec un couteau en la menaçant de la tuer. Une autre a reçu le contenu de la poubelle de la salle de bains, remplie de serviettes hygiéniques, sur la tête. Enfin, elle a mis la tête d’une de ses filles dans un sac de copeaux qui contenait des excréments d’animaux. « Les punitions étaient à répétition, excessives et inadéquates. Ces filles sont détruites », ont plaidé Me Fery et Me Dendauw. « J’étais débordée par la situation, je n’arrivais pas à me faire entendre. J’étais tout le temps écrasée », a expliqué la prévenue lors de l’audience.

« Je n’étais pas souvent là, mais j’ai déjà assisté à des choses. Je faisais ce que je pouvais quand j’étais là, j’intervenais pour la calmer, mais je n’ai jamais déposé plainte. J’avais toujours l’espoir que la situation s’apaise », a expliqué son mari de l’époque.

Les faits ont été portés à la connaissance de la justice après qu’une des jeunes filles a indiqué à l’une de ses éducatrices qu’elle manquait de nourriture chez elle, qu’il n’y avait plus d’eau chaude ni de toilette.

Le dossier a été mis en continuation à une date indéterminée afin que la prévenue soit vue par un collège d’experts psychologues et psychiatres.

BELGA

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo A ne pas rater

Aussi en Sambre Meuse Faits divers

Voir plus d'articles