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«Je serai à la manif ce dimanche à Bruxelles»

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, une Marche nationale se tient à Bruxelles vous y serez ?

« En effet. Cette mobilisation est essentielle pour rappeler que les femmes et les minorités de genre sont victimes de multiples formes de violences. Je rappelle aussi aux femmes qui ont peur d’aller au commissariat qu’elles peuvent prendre contact 0800/30.030 qui est accessible 7 jours sur 7 de manière anonyme, gratuite… En 2022, en Belgique, au moins dix-huit femmes ont déjà été tuées parce qu’elles étaient des femmes. Elles étaient au moins vingt-deux en 2021, vingt six en 2020, vingt-quatre en 2019, trente-neuf en 2018 et au moins quarante-trois en 2017. La loi-cadre #StopFéminicide dote la Belgique d’un ensemble d’instruments de mesure des féminicides et de protection des victimes. C’est une première en Europe. »

Vous pouvez nous donner la définition ?

Elle distingue le féminicide intime (par exemple une compagne), le féminicide non-intime (par exemple une femme dans un réseau de prostitution), le féminicide indirect (par exemple suite à un avortement forcé ou une mutilation génitale féminine) et l’homicide fondé sur le genre (par exemple un homme transgenre). En outre, on y définit non seulement les féminicides, mais aussi les différentes formes de violence qui peuvent précéder un féminicide, comme la violence sexuelle, la violence psychologique et le contrôle coercitif. La « perspective de genre » est également définie juridiquement, pour la première fois. »

Vous vous attaquez aussi aux auteurs…

« On travaille de plus en plus à l’éloignement de l’auteur et pas qu’à celui de la victime parce qu’alors, elle est punie deux fois. Elle doit quitter son environnement, son lieu, changer de logement. On travaille donc à l’éloignement de l’auteur, et ce dernier est suivi. Un outil existe depuis 2013. Il n’est malheureusement pas encore utilisé de la même manière par tous les parquets. Aujourd’hui, depuis la création de l’outil, on est autour de 2.000 éloignements d’auteurs. Ce n’est pas assez, c’est même très peu. On doit faire mieux. »

V.Li.

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