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«Me faire insulter de petit pé**, c’est ma vie»: comment Yanis Marshall («Star Academy») a-t-il vécu les attaques homophobes?

Le prof de danse de la « Star Academy » a dû faire face à quelques critiques durant la saison…

Au lancement de la Star Ac, Yanis Marshall, le prof de danse, annonçait la couleur en dansant en talons. Très vite, on a malheureusement vu une espèce d’homophobie ambiante rejaillir sur Twitter. Le public est-il prêt à plus d’ouverture d’esprit ? La France est-elle en progrès en termes d’inclusion ? Nous avons posé la question à Yanis Marshall : « Je pense que ce n’est plus une question de ‘est-ce que la France est prête ou pas prête’, on s’en fout si les gens sont prêts ou pas. On est là, on existe, on a un droit à la parole – les homos, je parle. Comme Madonna l’a très bien dit dans les années 80, à force de montrer la réalité et la vérité aux gens, ils commencent à l’accepter. C’est ce qu’on fait, on montre que nous aussi, on est là, et qu’il ne devait pas ne pas y avoir de créneau pour nous. Alors là, c’est un peu la fête du slip parce qu’il y a beaucoup d’homos à la télé, donc on pense que c’est notre année. Mais on a toujours été là ! Y a très peu de choses qui tournent sans nous, surtout dans le monde artistique. »

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Yanis Marshall ne nous cache pas sa fierté de faire évoluer les choses à la télé française et sur TF1 : « C’était de toute manière assez logique que mon orientation sexuelle fait partie intégrante de qui je suis. Sinon, il fallait prendre quelqu’un d’autre. (Rires.) »

Comment a-t-il vécu les attaques sur les réseaux sociaux ? « Pour ce qui est de répondre aux commentaires homophobes… j’ai dealé avec ça toute ma vie. Je suis un peu ce qui se dit sur moi, principalement sur Google, mais j’évite Twitter, parce que c’est absolument toxique. La méchanceté qu’il y a sur ce réseau, c’est affolant. » Et de conclure : « Je lis les articles quand j’ai le temps, j’ai bien vu ce qui s’est dit sur les NMA, que mon passage était un peu controversé, qu’il y en a qui ont aimé et d’autres que j’ai pas fait rire, pour qui j’étais too much… voilà. Faut savoir que j’ai grandi homosexuel, donc y a rien de nouveau pour moi. Me faire insulter de petit pédé, ça a commencé dans la cour de récré, très jeune. C’est ma vie ! Ça ne m’a jamais empêché de continuer, et ça m’empêchera pas aujourd’hui. Ce ne sont même plus des mots qui m’atteignent. »

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