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«Familles nombreuses, la vie en XXL» est de retour sur TF1: une émission qui provoque fascination et haine…

L’émission phare des fins d’après-midi de TF1 revient dès ce lundi 28 novembre. Au menu : de nouvelles familles (l’une a neuf enfants !), mais aussi quelques anciennes, devenues les stars du programme, entre couches, courses et gros câlins.

Il y a les Gayat, les Santoro, les Bambara, les Jean-Zephirin, les Galli, les Boibessot… autant de familles nombreuses qui font partie du quotidien du million de téléspectateurs qui suivent leurs aventures chaque jour sur TF 1. Une émission diffusée pour la première fois en juillet 2020 et qui, très vite, a su trouver et fidéliser son public. « L’apparition de « Familles nombreuses : la vie en XXL », dans un hasard total, a coïncidé avec la crise du covid, des moments où on avait ce besoin de resserrer les liens familiaux, où on n’a parfois pas vu nos grands-parents pendant très longtemps », explique Othilie Barrot, directrice des programmes de narration chez TF1 Production. « Après le confinement, on a eu ce besoin de se retrouver, d’être ensemble. L’émission est à cette image-là, bien dans l’air du temps. La famille, c’est ce qu’il y a de plus pur. »

À l’écran, on suit ces familles dans leur quotidien, il y a du bruit, des enfants qui courent partout, des cris parfois, les bains à prendre, les courses avec deux ou trois caddies bien remplis, les fins de mois difficiles, les déplacements en minibus, les fêtes avec tréteaux et tables à rallonge, le linge à laver, plier, ranger, et tout recommencer. C’est terriblement vivant ! Surtout, ça a l’air « vrai », pas scénarisé comme certaines télé-réalités.

La vraie vie

« On s’adapte totalement à ce que fait la famille », poursuit Othilie Barrot. « S’il y a l’anniversaire d’un enfant, on va y assister, s’il y a une sortie au ski ou dans un parc animalier un peu marrant, on les accompagne. Idem quand ils emmènent leurs six enfants chez le coiffeur, on se dit que ça peut être rigolo ! Rien n’est écrit à l’avance. C’est déjà arrivé que l’équipe – généralement un cadreur, un ingénieur du son et un journaliste – veuille suivre les parents au supermarché, mais reste finalement à la maison pour filmer la grand-mère qui garde les enfants. »

« C’est complètement notre vie ! » confirment Audrey et Hervé Boibessot, heureux parents de sept enfants. Et Audrey d’ajouter, après s’être vue dans la précédente saison : « Avec le recul, je me dis quand même que j’aurais peut-être dû être un peu moins nature ! (Rires.) J’aurais dû davantage me maquiller, faire un effort sur ma tenue… C’est le jeu, l’équipe filme les jours de travail, les jours de fatigue, de stress, les week-ends parfois, je voulais qu’ils aient une vision de notre famille assez réaliste et je n’ai pas fait d’effort particulier. »

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TF1

Castées sur Internet

Principal critère de sélection pour participer à l’émission : avoir un minimum de cinq enfants, parfois quatre quand il y a une configuration un peu spéciale, comme des quadruplés ou une maman enceinte de son cinquième. Les familles sont castées par une agence, qui les trouve par le biais d’associations de familles nombreuses, de groupes Facebook, mais surtout sur les réseaux sociaux, comme le confirme Audrey Boibessot : « J’avais un petit compte sur Instagram, qui était suivi par mes amis et notre famille. On y montrait les travaux de notre maison, comment les enfants grandissaient… Pendant le confinement, mon mari a fait des petites vidéos assez marrantes sur le fait d’être enfermés chez nous avec cinq jeunes enfants, et je pense que c’est comme ça qu’ils ont eu envie de nous avoir dans le programme. » Aujourd’hui, Audrey et son mari ont 32 000 abonnés. Peu, par rapport à d’autres familles du programme, qui profitent de la notoriété de l’émission pour accroître leur communauté et transformer leur famille XXL en véritable business, entre placements de produits et partenariats avec des marques.

« Nous, on ne veut pas trop jouer à ce jeu-là », poursuit Audrey. « Bien sûr, ça me fait plaisir de montrer des petits créateurs, de parler de ce qu’aiment mes enfants. Les marques que j’apprécie vraiment, qui me contactent et me proposent de faire un truc ensemble, je dis d’accord. Mais quand on me demande de promouvoir des produits que je ne connais pas, c’est non. Après, c’est peut-être idiot de refuser, parce qu’on a eu des passes financières difficiles, ça pourrait nous aider. Et on est beaucoup contactés ! »

Diana Blois, maman d’une famille recomposée de neuf enfants, est ainsi devenue, depuis son passage dans l’émission, « créatrice de contenu ». Elle explique à ses 182 000 followers sur Insta : « Le salaire de l’influenceur fait énormément parler et intrigue beaucoup. Non, il n’y a pas de base fixe. On est payé au post ou au reel en fonction du travail qu’on nous demande, ça dépend de ta visibilité. La visibilité, c’est hyper-important, c’est pour cela qu’on nous demande régulièrement nos statistiques pour ajuster les tarifs. » Pour la petite info, la famille Blois, qui vient d’acheter la maison de ses rêves, fera bientôt son retour dans « Familles nombreuses : la vie en XXL ».

Fascination et haine

Tout est donc beau, tout est joli dans le monde des familles nombreuses ? Globalement, oui. L’émission tend surtout à mettre en valeur l’amour, la fratrie. « C’est une émission gaie, qui montre des vraies gens, la vraie vie sans fiction. La fin est toujours belle », expliquent encore les Boibessot. « L’idée de TF1, ce n’est pas de juste montrer des familles qui galèrent. C’est de montrer des familles qui galèrent, oui, comme tout le monde, mais qui y arrivent. Donc le message final est positif. »

Les galères, pourtant, sont nombreuses : manque de moyens, difficulté à trouver un logement (aucun propriétaire ne veut d’une famille de huit enfants !), prématurité, problèmes de santé. Comme lorsque les Bambara ont découvert, pendant qu’une équipe de tournage était chez eux, que l’un de leurs quadruplés était atteint de troubles autistiques, et ont demandé de couper les caméras. Ou le cas d’Amandine Pelissard, une autre maman star du programme, qui a souhaité arrêter l’émission après un tournage qui s’est mal passé et « une perte d’authenticité ».

Certaines familles sont aussi la cible de haters, et reçoivent des messages d’insultes quotidiennement par le biais des réseaux sociaux. Pire, Amandine Pelissard, justement, a carrément reçu des lettres anonymes directement à son domicile : « Tes filles sont sales. Tu me fais vomir… » « On reçoit beaucoup de messages de haine, mais ça reste quand même beaucoup moins que toutes les gentillesses qu’on reçoit également », nous précise Audrey Boibessot. « Être attaqué sur sa famille reste néanmoins très difficile. » Le triste revers de la célébrité.

Des jumeaux et des triplées pour la nouvelle saison !

Dans les nouveaux épisodes qui seront diffusés dès lundi, plusieurs nouvelles familles rejoindront l’aventure, dont celle de Céline et Clément Baudrand, à la tête d’une tribu recomposée de huit enfants. « Quand on s’est rencontrés, j’avais trois enfants, dont des jumeaux, Clément avait deux enfants », explique Céline. « On s’est mis ensemble, et après notre maison et plein d’autres projets, on a eu l’idée d’avoir un petit dernier en commun… On a eu des triplées ! » Comment l’arrivée de ces trois petites a-t-elle chamboulé la vie des ados de la maison ? « On est tous complètement gagas des trois minis ! Il y a un tel écart d’âge avec les aînés qu’il n’y a pas de jalousie entre eux. On s’est lancés dans cette émission en se disant que ça ferait des super-souvenirs pour nos enfants, la chance de vivre une belle aventure en famille. »

Les Baudrand, une des nouvelles familles.
Les Baudrand, une des nouvelles familles. - TF1

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