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L’UMons lance un projet visant à diminuer l’impact des plastiques dans la nature en les recyclant

Ce lundi, depuis l’un des auditoires de l’UMONS, le recteur Philippe Dubois et plusieurs personnalités ont inauguré un projet innovant visant à diminuer l’impact environnemental des plastiques. Il se déroulera jusque l’année académique 2027-2028.

La nouvelle chaire «AXA-UMons», inaugurée lundi sur le site de l’université montoise en présence du ministre-président wallon Elio Di Rupo, des autorités de l’UMons et d’AXA, vise à développer la recherche dans le domaine du recyclage des plastiques par valorisation du CO2. La chaire est dotée d’un montant d’un million d’euros du fonds AXA sur une durée de cinq ans. Elle est dirigée par le Pr. Olivier Coulembier, chercheur FRS-FNRS au sein de la faculté des Sciences.

Créer de nouveaux matériaux

Le projet de recherche «Plastic Waste Upcycling by C02 Valorization - PLUCO» vise à libérer le potentiel de deux déchets emblématiques, le dioxyde de carbone (CO2) et les polyoléfines, une des familles de plastiques les plus polluants pour l’environnement. L’objectif est de créer de nouveaux matériaux fonctionnels aux propriétés supérieures.

«La demande en plastiques est croissante et le développement de méthodes de recyclages efficaces est devenu une préoccupation mondiale», a indiqué le Pr. Coulembier lors de sa présentation du projet de recherche. «Aujourd’hui, le recyclage mécanique est une approche simple mais elle conduit à la production de matériaux recyclés aux propriétés inférieures à celle des matériaux initiaux.»

250 millions de tonnes de déchets par an

Chaque année, quelque 250 millions de tonnes de déchets plastiques sont générées dans le monde dont 30% seulement sont recyclés. La partie non-recyclée finit dans les décharges ou dans les océans. Quelque 367 millions de tonnes de matières plastiques ont été produites dans le monde en 2020: les secteurs de l’emballage, de la construction et de l’automobile sont les plus demandeurs.

«Les scientifiques ont cherché au cours de la dernière décennie, des moyens visant à minimiser l’impact des plastiques sur l’environnement», a ajouté le professeur. «Un des moyens est le plastique biodégradable qui, pour se décomposer, nécessite des températures supérieures à 50°, ce qui veut dire qu’il ne se biodégradera que dans des installations spécialisées. Une technique plus prometteuse est la valorisation des déchets plastiques, leur conversion en produits de plus grande valeur. Les chercheurs mettent donc au point des voies destinées à valoriser ces déchets à l’aide de divers procédés chimiques. »

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