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PEF («Enquête à cœur ouvert»): «Le tournage en Belgique fut pesant»

Dans cette série déjà diffusée par la RTBF, Pierre-François Martin-Laval interprète un père plongé dans une histoire de famille intense.

Les mystères de la télé ! En découvrant la programmation d’« Enquête à cœur ouvert » sur TF1, on s’est tout de suite dit « chouette, une série inédite ». Surtout en ces temps de Coupe du monde, où le petit écran est squatté par le ballon rond. Sauf qu’en y regardant de plus près, en lisant le synopsis et en examinant la distribution, tout cela nous a directement rappelé un autre feuilleton, diffusé il y a à peine plus d’un mois sur la RTBF : « Renaissances ». Et pour cause, puisqu’il s’agit exactement de la même minisérie, mais dont TF1 a changé le nom, sans doute pour que celui-ci soit attractif et explicite.

Reste que si vous avez raté sa diffusion sur la RTBF, c’est donc l’occasion de vous offrir une séance de rattrapage. On y découvre Pierre-François Martin-Laval (PEF pour les intimes) en père de famille. « Mon épouse dans la série, Florence, risque de mourir en l’absence d’une transplantation cardiaque », explique le comédien. « Et quand l’espoir de la sauver se présente, sa fille adoptive, désormais adolescente, fait une crise identitaire. Vincent se retrouve dans la tourmente entre les deux femmes de sa vie. C’est un profil différent des autres personnages que j’ai interprétés jusque-là, qui étaient généralement irresponsables ou lunaires. J’ai trouvé intéressant de me glisser dans la peau d’un père de famille rassurant, plus mûr et responsable. Même si de nouveaux soucis surviennent au fil des épisodes et que Vincent ne reste finalement pas solide. »

Des scènes d’amour avec Claire Keim

À ses côtés, on retrouve Claire Keim, qui campe sa femme. « J’avais envie de jouer avec elle depuis longtemps », poursuit l’ex-pilier de la troupe des Robins des Bois. « Dans le planning du tournage, organisé chronologiquement par rapport aux décors, nous devions débuter par des scènes d’amour. Ça a été très compliqué pour moi ! Le réalisateur m’en avait parlé mais je ne voulais pas bousculer le plan de travail. Au final, jouer avec Claire s’est révélé simple car elle a beaucoup d’expérience et sait prodiguer à chaque fois le bon conseil. »

La série a été tournée dans des décors très variés, qui vont de Biarritz à… Anvers. « Les ambiances dans ces deux villes étaient très différentes. J’habite Marseille et le Pays basque m’a beaucoup plu. Ces paysages me font un bien fou. Il y avait une ambiance joyeuse, même si la crise sanitaire nous empêchait de nous voir en dehors des journées de tournage. La nature était belle mais les éléments étaient déchaînés ! En revanche, en Belgique, ce fut plus pesant, parce qu’on a passé beaucoup de temps dans les hôpitaux. Être dix jours au chevet du personnage de Claire m’a rappelé ceux passés auprès de mon père avant sa disparition. Ajoutez à cela l’isolement lié à la crise sanitaire… ce n’était pas simple de garder le moral. Ces conditions nous ont cependant peut-être permis de nous immerger d’autant plus dans les émotions de nos personnages et dans ce qu’ils traversent. Moi qui fais essentiellement des comédies en tant que réalisateur (on lui doit « Les Profs » 1 et 2), cette expérience m’a fait vivre une autre facette de notre métier. »

« Enquête à cœur ouvert », 8 décembre, 21h10, TF1.

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