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Chronique musicale: Sharko analyse le nouvel ouvrage du musicien et écrivain Alister

Cette semaine, Sharko nous fait découvrir « Anthologie des bourdes et autres curiosités de la chanson française » de l’auteur Alister (éditions la tengo). Un recueil recelant pépites et autres erreurs dramatiques en tout genre.

Cet ouvrage truculent vient de sortir pour le grand bonheur des fans de musique et c’est une excellente idée de cadeau de Noël !

Alister, musicien et écrivain, rassemble, et ce depuis des années, des trésors de malaisance relevés dans son immense discothèque. Ttrésors diligentés ici en chapitres limpides (l’erreur historique, géographique, scientifique, les fautes de syntaxe, les pochettes, etc.) et drôles d’un bout à l’autre.

Johnny Hallyday, l’idole des jeunes, a une place d’honneur dans cet ouvrage. Dans le chapitre consacré aux « aberrations », notons la chanson « Les Chiens de Paille », dans laquelle Johnny propose « Elle était seule dans la maison, c’était fin août, début juillet ».

De Bachelet à Karen Chéryl

Alister est impitoyable. On rit devant sa compilation de charabias et d’illogisme (« La berceuse du petit diable » de Roch Voisine contient : « De l’autre côté de tes paupières qui se ferment sur tes deux joues »), on s’esclaffe devant les envolées « tue-l’amour » (telle celle-ci commise par Pierre Bachelet dans « Elle est d’ailleurs » : « Cette manière de traverser quand elle s’en va chez le boucher »). Et on s’émeut devant son recueil de bévues (grossières !) à même la pochette, telles Karen Chéryl (« Ne raccroches pas, je t’aime ») et Nancy Hollway « Tu n’es pas venu ». (Mais la plus gênante reste le « Nina’s Blues » de Nina Simone ; c’est une photo d’une autre chanteuse noire américaine, Leontyne Price, qui illustre l’album. Oh la boulette !)

Notons encore des passages sur des plagiats retentissants, un condensé de chansons évoquant la… merde et une flopée de titres de chansons qui laissent vraiment incrédules (Alice Donna « La Salope » de 1976,

Herbert Léonard « Et toi sexuellement parlant ? » de 1981 ou encore

Pierre Perret « Je ne suis jamais allé aux putes » de 2002).

L’auteur s’interroge longuement, et plusieurs fois, à juste titre, sur une telle indulgence. Comment un artiste et sa maison de disques – dans laquelle on imagine une cascade d’intervenants ; de l’attacher de presse au responsable A&R (artiste et répertoire), des secrétaires et stagiaires jusqu’aux musiciens eux-mêmes parfois (et leur entourage !) – ont-ils pu laisser passer de bien embarrassantes bévues, boulettes et erreurs ?

Pour finir, dans les hallucinations auditives, Alister détrousse le « Belle-île-en-mer » de Laurent Voulzy. Pour ceux qui, comme moi, ont toujours entendu « Loin Singapour, c’est long, c’est lent », le texte déposé (et écrit par Alain Souchon) est plus sophistiqué : « Loin Singapour, Seymour, Ceylan ».

Amusant !

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