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Coupe du monde: buts, suspense, surprises... les top et les flop de la phase de groupes

Malgré les critiques sur le choix du Qatar comme pays organisateur ou le positionnement du Mondial dans le calendrier, le 1er tour du Mondial 2022 a offert du spectacle et des émotions en pagaille, en attendant les matchs à élimination directe.

Voici les top et les flop de la phase de groupes de ce Mondial au Qatar.

Les top

Mbappé, Gakpo, Rashford, Morata des buteurs en or:

On attendait Lionel Messi, Neymar ou Harry Kane, mais la seule superstar à figurer en haut du classement des buteurs, avant les derniers matches du premier tour, est Kylian Mbappé.

Une réalisation contre l’Australie (4-1), un doublé contre le Danemark pour assurer la qualification des Bleus, l’attaquant français du Paris SG a répondu présent avant d’être ménagé contre la Tunisie (0-1). Pour revenir plus fort en huitième contre la Pologne ?

Il est en bonne compagnie en tête du classement des buteurs, avec la révélation des Pays-Bas, Cody Gakpo, qui a trouvé le chemin des filets contre le Sénégal (2-0), l’Equateur (1-1) et le Qatar (2-0), tout comme Alvaro Morata avec l’Espagne, contre le Costa Rica (7-0), l’Allemagne (1-1) et le Japon (2-1).

Marcus Rashford, buteur 49 secondes après être entrée en jeu contre l’Iran (6-2) et auteur d’un doublé contre le pays de Galles (3-0), est aussi en tête de ce classement.

Enner Valencia compte également trois buts, mais l’Equateur est éliminée.

Le Brésilien Richarlison s’est lui aussi illustré avec un doublé contre la Serbie (2-0). Il est perçu comme l’auteur du plus beau but du Mondial pour l’instant.

Le retour de l’Afrique

Choquée par le zéro sur cinq, il y a quatre ans, en Russie, où Nigeria, Egypte, Maroc, Tunisie et Sénégal étaient sortis dès le premier tour, l’Afrique comptera au moins deux représentants au prochain tour.

Le Maroc a même terminé en tête de son groupe F pourtant très relevé avec les vice-champions du monde croate et les Belges, comme il l’avait fait en 1986 devant le Portugal et l’Angleterre. La dernière équipe africaine à avoir réussi à prendre la première place d’un groupe était le Nigeria en 1998.

Il est rejoint par le Sénégal qui s’est remis de la blessure de Sadio Mané juste avant le début de la compétition et d’une défaite frustrante en ouverture contre les Pays-Bas (2-0).

La Tunisie, qui a battu une France remaniée (1-0) pour la dernière journée du groupe D, est passée tout près, tout comme le Ghana, éliminé après sa défaite (2-0) contre l’Uruguay, et la mission sera très compliquée pour le Cameroun, qui doit battre le Brésil.

Jamais l’Afrique n’a eu trois équipes en huitième de finale du Mondial.

Le Japon sabre au clair

Tombé dans un groupe comprenant l’Espagne et l’Allemagne, le Japon ne partait pas gagnant dans le groupe E, et pourtant ce sont bien les Samouraïs Bleus qui ont fini en tête en s’offrant deux victoires (2-1) de prestige contre les Européens.

Des prestations d’autant plus surprenantes que les hommes de Hajime Moriyasu, menés au score, ont su renverser leurs adversaires par des adaptations tactiques et une foi inébranlable.

La défaite contre le Costa Rica (1-0), sur un but en fin de match, fait un peu tâche dans le bilan et l’Espagne ne sera peut-être pas malheureuse de sa deuxième place qui lui offre le Maroc comme adversaire en huitièmes, alors que le Japon défiera les Croates.

Un Mondial vraiment... mondial

Avec les qualifications du Japon et de la Corée du Sud, de l’Australie, des Etats-Unis et de deux pays africains, six continents géographiques seront représentés en huitième de finale, une première pour un Mondial.

En 2006, lors de la Coupe du Monde en Allemagne, l’Australie s’était déjà qualifiée pour le tour suivant, avant de perdre contre l’Italie (1-0), sur un pénalty dans le temps additionnel. Mais lors de cette édition, toutes les nations asiatiques avaient été éliminées au premier tour.

Depuis le Mondial-2010, l’Australie prend part aux éliminatoires asiatiques et plus avec l’Océanie.

Les défaillances de cadors, comme l’Allemagne ou, à un degré moindre, le Danemark, expliquent en partie, cet état de fait, la dimension vraiment mondiale de la compétition.

Du suspense jusqu’au bout

Avec seulement trois équipes qualifiées pour les huitièmes après deux journées et des qualifications ou des premières places qui se sont jouées à un but près dans tous les groupes, ce Mondial n’a pas été tendre avec les nerfs des supporters et des spectateurs.

La troisième journée du groupe E où les quatre équipes ont été qualifiées ou éliminées à un moment ou à un autre de leur match, ou le dénouement dramatique pour la Celeste dans le groupe H, qui n’a pas réussi à marquer en plus de huit minutes de temps additionnel le petit but qui l’aurait qualifiée, contre le Ghana, en sont les exemples les plus criants.

Les flop

La Belgique fait naufrage

La «génération dorée» belge, première au classement Fifa pendant trois ans de 2019 jusqu’au printemps dernier, ne gagnera probablement jamais rien et devra se contenter de sa troisième place du Mondial-2018.

Quatre ans plus tard, la Belgique a tout raté au Qatar. Troisièmes de leur groupe derrière le Maroc et la Croatie, les Belges n’ont inscrit qu’un seul but pendant le tournoi, face au très modeste Canada.

Surtout, ils ont étalé leur nervosité et leurs dissensions, entre la mauvaise humeur de Kevin De Bruyne et la vexation de défenseurs pointés du doigt pour leur lenteur et leur âge.

Arrivé hors de forme alors qu’il ne joue presque plus au Real Madrid, Eden Hazard n’a pas pu faire de miracles et Romelu Lukaku, débarqué blessé au Qatar, a incarné le fiasco lors du dernier match contre la Croatie avec une cascade d’occasions ratées et une sortie du terrain en larmes. Le sélectionneur, Roberto Martinez, dont les choix ont été contestés, a quant à lui quitté son poste.

Deux de chute pour l’Allemagne

«Ça ressemble à un film d’horreur», a résumé l’avant-centre Kai Havertz. Longtemps d’une impressionnante régularité, l’Allemagne vient de chuter deux fois d’affilée en phase de poules.

Au Qatar, les Allemands se sont mis d’entrée en difficulté avec une défaite contre le Japon, dans un match débuté par un geste de protestation collective contre les menaces de sanctions brandies par la Fifa pour empêcher le port du brassard inclusif «One Love».

Ils n’ont ensuite pas pu battre l’Espagne (1-1) et leur succès contre le Costa Rica (4-2) n’a pas suffi. Moins de deux ans avant d’organiser l’Euro, l’Allemagne a vécu une «catastrophe absolue» qui «fait incroyablement mal», a reconnu l’attaquant Thomas Müller.

Des manques criants sont identifiés en défense et au poste d’avant-centre, mais le sélectionneur Hansi Flick devrait rester aux commandes.

Les larmes de Suarez

Il a cru que son Uruguay allait encore voir les 1/8 de finale, malgré un début de tournoi raté, mais un but de la Corée du Sud dans les derniers instants contre le Portugal l’a renvoyé à la 3e place et Luis Suarez a fondu en larmes sur le banc, se cachant le visage dans son maillot.

L’Uruguay a pourtant fini sur une victoire contre le Ghana (2-0) mais cela n’a pas suffi. Pour la génération Suarez-Cavani, le Mondial qatarien sera vraisemblablement le dernier et l’Uruguay va devoir se réinventer.

Trop faible Qatar

Dix minutes ont suffi pour comprendre. Alors que tout le monde s’interrogeait sur la valeur de l’équipe du pays-hôte, qui s’est préparée dans le plus grand secret pour son tournoi, les premières minutes du match d’ouverture contre l’Equateur ont apporté la réponse: le Qatar était très loin du compte.

Ce match a été le pire des trois pour le Qatar, totalement dépassé dans tous les secteurs du jeu et qui a donné une triste image de son football. Elle a été aggravée par la réaction de ses supporters, qui ont très vite quitté les tribunes du stade d’al-Bayt, à moitié vide au coup de sifflet final.

Au bout du compte, le Qatar a été le premier pays-hôte à perdre le match d’ouverture et a fini avec trois défaites, un seul but marqué et sept encaissés.

Gareth Bale au ralenti

Il a obtenu et transformé le penalty qui a permis au pays de Galles d’arracher un point face aux Etats-Unis lors du premier match. Pour le reste, Gareth Bale (33 ans) a déambulé sur les pelouses de Doha à un rythme désolant pour qui se souvient du joueur rapide et puissant qu’il a été.

Autour de lui, Aaron Ramsey, autre cadre attendu, a également failli et le reste de la troupe galloise n’a pas pu faire illusion pour son premier Mondial depuis 64 ans.

Dans une poule pourtant peu relevée (Angleterre, Iran, Etats-Unis), les Dragons n’ont pas marqué d’autre but que le penalty de Bale et ont été logiquement battus par les Anglais et les Iraniens.

Le Danemark rentre dans le rang

Les Danois n’étaient pas arrivés au Qatar dans la peau de favoris, mais ils faisaient figure d’outsiders capables d’empoisonner la vie de beaucoup de grandes équipes.

Demi-finalistes de l’Euro-2021, très solides et deux fois tombeurs de la France en Ligue des nations, ils étaient attendus en 1/8 de finale.

Mais ils ont finalement été battus par la France et l’Australie et n’ont pris qu’un point, contre la Tunisie. Ils n’ont marqué qu’un seul but, sur le deuxième temps d’un corner face aux Bleus, et n’ont jamais séduit dans le jeu.

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