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Laurent Ciman, ancien Diable rouge, revient sur l’élimination en Coupe du monde: «Roberto Martinez? Je pense qu’il aurait pu rester!»

Bien installé au Canada depuis plusieurs années et coach adjoint du CF Montréal depuis quasi trois ans, l’ex-Diable rouge Laurent Ciman revient sur l’élimination de la Belgique en phase de groupes de la Coupe du monde.

Pas de huitième de finale pour les Diables rouges à la Coupe du monde au Qatar. Une situation décevante qu’analyse notre invité du dimanche. Découvrez l’interview exclusive de Laurent Ciman.

Bonjour Laurent, quel est votre sentiment après cette élimination des Diables rouges ?

J’ai un sentiment bizarre. Même avant le début de la Coupe du monde, j’ai ressenti quelque chose d’un peu étonnant par rapport aux joueurs sélectionnés. J’ai l’impression qu’on n’était pas avec eux. Au lieu de les pousser, d’être derrière eux et après voir ce que ça donnait, il y avait des interrogations sur leur âge. Et ça m’a un peu dérangé, car, quand un joueur est bon, qu’il soit jeune ou vieux, il joue.

J’imagine que vous êtes aussi surpris que tout le monde de voir les Diables sortir si tôt ?

Je m’attendais à ce qu’ils gagnent contre la Croatie. Mais quand je vois le match qu’ils ont fait, on ne peut en vouloir à personne. C’est vrai que certains joueurs étaient en dessous de leur niveau, comparé à avant. Mais maintenant il y a le futur qui arrive et je pense que ça va être la même génération que ce qu’on a connu.

En parlant des jeunes, trouvez-vous que Martinez a suffisamment bien préparé la prochaine génération ?

C’est un coach intelligent, entouré de Thomas Vermaelen, qui a une carrière exceptionnelle et qui est aussi très malin. Ainsi que Thierry Henry, qui est champion du monde et qui sait à quoi s’attendre dans un tournoi comme celui-là. Je ne pense pas que Martinez se soit entêté à mettre des vieux, puis quelques jeunes autour. Je pense qu’il a un noyau dur, comme dans toutes les sélections. Et il s’en est servi pour encadrer les jeunes. Il a fait un bon mélange.

Êtes-vous confiant pour l’avenir des Diables rouges, à l’aube de la nouvelle génération ?

Oui, je suis confiant. Mais je ne pense pas que le changement se fera sans mauvais résultats. Il y aura sûrement des attentes qui ne seront pas là. Il ne faut pas mettre trop de pression sur ces jeunes. On a eu une bonne génération avec laquelle on n’a rien réussi à gagner, mais maintenant il y en a une nouvelle. Et certains anciens vont rester pour encadrer tout ça. Je ne me fais pas de soucis.

Pensez-vous que Roberto Martinez a bien fait de remettre sa démission ?

Je pense qu’il aurait pu rester. C’est vrai qu’on n’a rien gagné, mais il a réalisé un travail formidable et je n’aurais vu aucun scandale s’il était resté. Beaucoup de gens et de journalistes critiquent sans connaître l’homme et ça m’énerve un peu. Chacun a le droit de dire ce qu’il veut, mais certains sont irrespectueux par rapport au travail qu’il a fait.

Comment voyez-vous le futur des Diables rouges ?

Il faudra voir ce que l’Union belge fera avec le nouveau coach. Je pense qu’il faut continuer dans le travail qu’a été fait par Roberto Martinez. Il a tout professionnalisé : les installations, tout est prêt quand les joueurs arrivent, la nourriture est bonne, les entraînements sont bons… C’est clair que ça ne se voit pas pour les supporters ou certains journalistes. On ne peut pas être mieux préparé, au niveau de l’hygiène de vie. Tout autour de ça, il a même fait un travail exceptionnel au sein de l’Union belge. Il y aura un après Martinez et les gens ne se rendent pas compte du travail qu’il a effectué. J’espère qu’avec le nouveau coach, on va rester avec cette même vision du football et qu’on va rester conquérants.

Vous êtes au tout début de votre carrière de coach, que pensez-vous de devenir un jour sélectionneur de la Belgique ?

Ouf, vous allez loin ! Ce sont des discussions qu’on pourra avoir dans quelques années. Aujourd’hui, je ne pense pas à tout ça. Je me focalise juste sur le fait d’être ici à Montréal avec ma famille. Le football a pris une grande partie de ma vie et il est temps d’inverser les rôles. Maintenant, le plus important, c’est ma famille. Retourner en Belgique, que ce soit aujourd’hui ou même plus tard, ce n’est pas dans nos plans. L’avenir là-bas est compliqué, si pas impossible, pour ma fille Nina. Mais il ne faut jamais dire jamais. Cela fait deux ans que je suis adjoint et je vais entamer ma troisième année. On verra déjà si, un jour, je me lance en tant que T1 en MLS.

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