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Mauvaise nouvelle pour votre portefeuille: une seconde vague d’augmentation des prix alimentaires attendue l’année prochaine

Une deuxième vague de hausse des prix alimentaires interviendra l’année prochaine, a prévenu lundi Fevia, la fédération de l’industrie alimentaire belge. Cette hausse sera notamment alimentée par les indexations salariales.

Les entreprises du secteur n’ont pas été épargnées, ces derniers mois, par les conséquences de la guerre en Ukraine. La flambée des prix de l’énergie, les problèmes logistiques et l’augmentation des prix des matières premières ont poussé à la hausse les coûts de production et donc, en bout de chaîne, les prix pour les consommateurs. En novembre, les prix alimentaires étaient ainsi 15 % plus élevés qu’un an auparavant.

Et Fevia ne voit pas la situation s’améliorer à court terme. Un quart des entreprises du secteur, très énergivore, voit en effet ses contrats fixes d’énergie arriver à échéance et devra donc conclure de nouveaux contrats, cette fois variables, ce qui pourrait dans certains cas multiplier les coûts d’un facteur trois ou quatre. Le secteur devra également digérer l’indexation des salaires attendue au premier janvier et qui devrait avoisiner 11 %.

Renégociation de certains contrats

À cela s’ajoutent certains contrats qui doivent être de nouveau négociés avec des fournisseurs. « Les fournisseurs qui ont respecté leurs contrats et ont souffert au cours de l’année vont maintenant pouvoir augmenter substantiellement leurs prix », explique le président de Fevia, Anthony Botelberge pour qui l’inflation doit encore venir sur le marché.

Fevia se plaint, au sein de la chaîne alimentaire, d’être le maillon qui supporte le plus lourd fardeau et pointe du doigt le comportement de la grande distribution, accusée notamment de ne pas vouloir assumer une « juste » part des hausses de coûts.

Des mesures supplémentaires demandées

Tout cela pèse sur la rentabilité des entreprises du secteur alimentaire, et donc sur les projets d’investissement et l’emploi du secteur, selon Fevia, qui demande au gouvernement fédéral de prendre des mesures supplémentaires face aux coûts salariaux et de l’énergie.

Les autorités sont également invitées à s’attaquer aux « pratiques déloyales » au sein de la chaîne. Fevia songe à ces supermarchés qui « déréférencent » abusivement des produits pendant des négociations ou infligent « d’énormes amendes » à la suite de retards de livraison dus pourtant à des circonstances imprévues.

L’industrie alimentaire belge compte plus de 4.000 entreprises, qui emploient 98.000 personnes et réalisent un chiffre d’affaires de 61 milliards d’euros.

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