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Procès des attentats à Bruxelles: suivez en temps réel ce deuxième jour d’audience (direct)

Cette deuxième journée de procès, qui s’annonce déjà plus calme que la première, a débuté par le remplacement d’une des jurés. Il reste donc désormais 21 suppléants.
Direct

Pour suivre l’avancée du procès, notre journaliste judiciaire, Tony Chalot, est actuellement sur place et relate les audiences via son compte Twitter. Tout au long de la journée, suivez ce procès grâce à des citations, détails et éléments de l’enquête.

Deuxième jour

Ce mardi, le procès a démarré avec 30 minutes de retard et sans la foule des grands jours. Alors que lundi, l’affluence avait obligé de nombreuses personnes – dont les membres de la presse – à attendre près d’une heure pour entrer dans le Justitia, les contrôles de sécurité se passaient sans encombre et les allées du palais de justice étaient presque vides dès le lendemain.

Vers 10h15, après avoir pris le temps d’expliquer au jury la signification du serment qu’ils ont prêté, la présidente de la cour d’assises, Laurence Massart, a donné la parole aux deux procureurs fédéraux pour la lecture de leur acte d’accusation.

Ceux-ci ont donc détaillé les identités et les alias des accusés, évoqué la situation en Syrie à l’époque ainsi que les attentats de Paris avant de passer aux événements ayant mené aux attentats du 22 mars 2016 à Zaventem et Bruxelles. Ils ont ensuite décrit le déroulement des faits ainsi que les résultats de la perquisition de l’appartement de la rue Max Roos et le contenu de l’ordinateur retrouvé sur place.

Cette lecture s’étalera sur plusieurs jours, jusqu’à jeudi, étant donné la longueur du document, environ 500 pages.

Un premier remplacement

La deuxième jurée effective faisait défaut mardi, couverte par un certificat médical, à l’ouverture de l’audience. La présidente du tribunal a prononcé le remplacement de celle-ci par un juré suppléant dans la foulée.

Le premier juré effectif a également signalé avoir reconnu un nom, la veille, lors de l’identification des parties civiles. Il s’agissait vraisemblablement de l’ex-mari de l’une des victimes. Il a cependant précisé ignorer que cette personne s’était portée partie civile, ne plus l’avoir vue depuis six ans et ne pas connaitre la victime elle-même. Ce juré a considéré être toujours apte à siéger. Laurence Massart a interrogé le parquet et la défense à ce sujet, mais tout deux ont déclaré n’avoir pas d’objection à ce que le juré concerné soit maintenu.

Lundi, lors de l’ouverture officielle du procès, deux jurés suppléants avaient déjà fait défaut. Le jury est donc désormais composé de 12 jurés effectifs et 21 jurés suppléants qui devront assister à l’ensemble des audiences de ce procès prévu pour six à neuf mois.

Conditions de détention et de transfert

Lundi, l’accusé Abrini a ouvert une brèche dans laquelle plusieurs avocats de la défense se sont engouffrés. Il a dénoncé ses conditions de transfert et affirmé que si rien ne changeait, il garderait le silence jusqu’à la fin du procès. Me Jonathan De Taye avait annoncé, dans les couloirs, qu’il allait déposer des conclusions forçant une suspension des procès dans l’attente d’un positionnement sur le problème soulevé. Le choix a finalement été de mettre en demeure le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne. «Mais de toute façon, à terme, si les conditions restent telles quelles, il n’y aura pas d’autres solutions que de lancer des procédures judiciaires et donc, plus que probablement, des conclusions à l’audience», a-t-il prévenu mardi matin.

Philippe Vansteenkiste, directeur de l’association de victimes V-Europe, s’est dit mardi un peu surpris par les réclamations des accusés concernant leurs conditions de détention et de transfert. «Ma première réaction a été de penser à ce que nous avons entendu pendant le procès de l’attentat au Musée juif, sur la façon dont Daesh traite ses prisonniers», a-t-il expliqué en référence aux témoignages du journaliste français Nicolas Henin lors dudit procès.

«C’est assez frappant d’entendre la réaction d’hier», a-t-il ajouté. «Mais c’est le jeu d’un procès, chacun joue son rôle et on essaye que ça reste serein.» M. Vansteenkiste a également précisé avoir reçu des réactions surprises de la part de certaines victimes à ce sujet, tout en soulignant que personne ne choisirait sciemment de devoir se déshabiller en prison tous les matins pendant six mois.

Dans l’après-midi

Après la pause de mi-journée, la lecture a repris sur la découverte de la planque de la rue du Dries, où se cachaient Salah Abdeslam, Sofien Ayari et Mohamed Belkaid, décédé lors de l’opération policière le 15 mars 2016. Les procureurs ont ensuite remonté les éléments ayant menés jusqu’au domicile de Hervé Bayingana Muhirwa et la mise sous surveillance de celui-ci, qui a permis son arrestation le 8 avril ainsi que celles d’Osama Krayem et de Mohamed Abrini.

À son arrestation, Osama Krayem a confirmé l’existence d’une autre cache, celle de l’avenue des Casernes à Etterbeek. C’est sur les découvertes qui y ont été faites que se sont ensuite penchés les procureurs.

Un court portrait des accusés a ensuite été établi pour conclure cette journée d’audience, peu après 17h00. Ils seront détaillés lors de l’audience de mercredi.

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