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L’état de santé des occupants du 48, rue des Palais, à Schaerbeek, est jugé accablant

Ce bâtiment accueille toujours environ 700 demandeurs d’asile, dont des mineurs étrangers non accompagnés (Mena).

Le rapport de l’inspection sanitaire organisée la semaine dernière à la demande de la bourgmestre de Schaerbeek, Cécile Jodogne, auprès des occupants de l’ancien immeuble de bureaux situé au 48 de la rue des Palais, confirme un état de santé général accablant de ceux-ci, a indiqué mercredi soir le cabinet de la bourgmestre, après en avoir pris connaissance.

Les médecins ont identifié plusieurs cas de tuberculose, des cas préoccupants de diphtérie cutanée ainsi qu’une très grande propagation de la gale avec un risque de surinfection au sein du bâtiment. En outre, les conclusions indiquent la présence supposée de cas de tuberculose supplémentaires non-détectés et les risques accrus de développement de cas de diphtérie pulmonaire et d’apparition future de cas de poliomyélite. En dehors des maladies infectieuses, les médecins interpellent également sur l’état de santé mentale particulièrement préoccupant des occupants, a expliqué le cabinet de Mme Jodogne, dans un communiqué.

Un état dégradé

Selon celui-ci, cette visite a également été l’occasion de constater l’état dégradé du bâtiment. Le rapport confirme que sans travaux lourds, un suivi sanitaire rapproché et continu et des apports matériels importants, le bâtiment, inapte à un hébergement des demandeurs d’asile, risque de faire empirer la situation sanitaire déjà critique.

«En tant que bourgmestre, je ressens une immense frustration car aucune des solutions envisageables n’est dans les compétences des communes. J’exige que le Fédéral prenne très rapidement ses responsabilités, pour éviter une dégradation telle de la situation sanitaire qu’elle en deviendrait encore plus dangereuse pour les demandeurs d’asile. On nous confirme que l’écrasante majorité des personnes présentes disposent de l’annexe 26, ce qui les place directement sous sa responsabilité», a commenté Cécile Jodogne, citée dans le communiqué.

Pour celle-ci, «Seuls un relogement et un accompagnement sanitaire organisé par Fedasil permettraient d’éviter une situation encore plus chaotique. «Si à l’heure actuelle il n’y a aucun risque pour les habitants du Quartier Nord, cela pourrait changer si ces 700 personnes étaient contraintes de quitter le bâtiment et de vivre à la rue», a-t-elle encore dit, annonçant une concertation proche avec le cabinet de la Secrétaire d’Etat fédérale Nicole de Moor en présence de représentants régionaux.

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