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Des retards et des suppressions de trains en pagaille entre Charleroi et Anvers: «Il y a eu un problème de traction à la locomotive, une défaillance entraîne de nombreuses conséquences en cascade»

On ne compte plus le nombre de trains supprimés ou retardés sur la ligne Charleroi-Anvers depuis le début de la semaine. La SNCB évoque des pannes matérielles, quand la CGSP Cheminots dénonce des problèmes structurels.

Au moins neuf trains ont été annulés ce jeudi dans les deux sens entre Charleroi et Anvers. « Il y a eu un problème de traction à la locomotive. Une défaillance entraîne de nombreuses conséquences en cascade. À cause de cette panne, une seule voie était encore libre pour faire rouler nos trains, entraînant des problèmes de capacité sur le réseau. C’est pourquoi des trains ont dû être supprimés », explique la porte-parole de la SNCB, Élisa Roux.

Mardi, un incident impliquant une caténaire avait déjà provoqué des retards à la chaîne. Des dizaines de trajets ont dû être allongés d’au moins 45 minutes.

Lundi, le train de 08h23 en direction d’Anvers ainsi que ceux de 19h02 et de 19h32 vers Charleroi étaient aux abonnés absents. « Ce jour-là, nous avons rencontré un problème au niveau de l’équipement de sécurité du train. À nouveau, cela a provoqué de nombreuses répercussions car certains trains ont été bloqués derrière l’appareil en rade. Les incidences se sont fait ressentir jusqu’en soirée et des trains ont dû être supprimés pour réguler la situation. Nous avons donc instauré un service de bus entre Bruxelles-Midi et Nivelles pour que les contrariétés soient moindres pour les voyageurs », ajoute Élisa Roux.

De son côté, le secrétaire permanent de la CGSP Cheminots dans la région de Bruxelles, Philippe Dubois, dénonce une défaillance structurelle à la SNCB. « Il y a un manque cruel de dépanneurs. Le cadre prévoit un effectif de 19 personnes. Actuellement, il n’en totalise que six dont trois sont toujours en formation. Dès qu’une avarie apparaît et que le conducteur se met à paniquer, il appelle le service, mais personne n’est disponible. Or, les éléctromécaniciens ne sont pas attirés par une carrière à la SNCB. Car ailleurs, on leur offre une prime supplémentaire pour venir travailler à Bruxelles », selon Philippe Dubois.

Dans son dernier rapport annuel, la SNCB indique avoir engagé 1.200 collaborateurs en 2021 et compte en recruter encore 1.300 cette année.

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