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Les parents de la petite Mawda s’expriment pour la première fois: «Tout s’est écroulé quand on a tué ma fille»

Belga
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C’est dans Paris-Match que les parents de la petite Mawda s’expriment pour la première fois. Ils ont dit toute leur tristesse, leur désespoir et aussi leur colère dans les colonnes du magazine.

Ils sont venus en Europe avec leurs deux enfants et aujourd’hui, il ne leur reste que leur fils. « Il est tout ce qui nous reste. Nous devons tenir pour lui. Mais quelle vie lui offrons-nous ? Nous sommes depuis si longtemps sur les routes de l’exil, sans endroit où nous poser », explique Ali Shamdin, le papa de 25 ans.

Même tristesse chez la maman, Amir, qui explique que la famille avait tout quitté pour donner une vie meilleure à ses deux enfants. « Tout s’est écroulé quand on a tué ma fille. L’espoir est mort avec Mawda », dit-elle.

Mais à cette tristesse se mêle la colère quand Ali déclare : « On a tué Mawda ! Notre douleur n’est-elle pas suffisante ? ». Il ne comprend pas que l’on puisse récupérer la douleur de parents à des fins politiques. Mais il fait bien la distinction entre la récupération politique et le soutien que des gens de la population leur apportent. « Ces gens qui nous accusent ne sont pas toute la Belgique, dit-il. Nous sommes très touchés par les nombreuses marques de solidarité que nous avons reçues ».

« C’est ici que repose Mawda »

Les parents de Mawda ont été déçus de leur rencontre avec le Premier ministre Michel. Il lui reproche de ne pas s’être prononcé clairement pour dénoncer les propos selon lesquels ils portent la responsabilité de la mort de leur fille. « Il n’a pas pris position sur la question de la « responsabilité », ce qui revient à ne pas démentir les propos de ceux qui nous accusent avec tellement de cruauté », dit Ali.

Le couple souhaite maintenant rester en Belgique puisque c’est ici que Mawda est enterrée. « C’est ici que repose le corps de Mawda. Nous allons nous recueillir régulièrement sur sa tombe. Désormais, nous ne pouvons plus partir », conclut Ali.

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