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Après avoir fait un pas de côté à Anderlecht, Wouter Vandenhaute se confie: «On veut et on va redevenir le meilleur club de Belgique»

48 heures après l’annonce de son pas de côté, passant du statut de président exécutif à non-exécutif du Sporting d’Anderlecht, Wouter Vandenhaute a parlé ce lundi sur le plateau de « La Tribune » et de la VRT.

Si Wouter Vandenhaute n’a pas vraiment donné le temps de répondre en profondeur à certaines questions que les consultants de « La Tribune » voulaient lui poser, le président non-exécutif a voulu montrer en 12 minutes qu’il ne cherchait pas à se défiler. « Je voulais m’adresser directement aux supporters et je l’ai fait en vidéo, en n’éludant aucun thème, d’abord en néerlandais parce que c’est ma langue maternelle, mais je voulais également le faire en français sur le plateau de la Tribune. Et je serais venu même si nous avions été battus dimanche à Bruges. »

En homme de médias, Wouter Vandenhaute avait bien préparé sa communication puisqu’il a répété plus ou moins les mêmes arguments dans l’émission « De Aspraak » (traduction : le rendez-vous) sur la VRT. « Vous savez, je préfère nettement plus ce rôle de président non-exécutif. Dans cette fonction, je sers de lien entre le management, désormais Kenneth Bornauw et Jesper Fredberg, et le Conseil d’Administration. En tant que président exécutif, vous avez le pouvoir et ce n’est jamais sain quand il est concentré dans les mains d’une seule personne. J’étais arrivé au club en tant que consultant extérieur alors que c’était le bordel (sic). Après 6 mois, Marc Coucke m’a demandé de devenir président exécutif. Maintenant, nous avons un CA qui fonctionne, des actionnaires forts, un management qui fonctionne et qui a l’ADN d’Anderlecht. Nous ne sommes pas un club riche mais nous sommes en bonne santé, nous restons ambitieux. La preuve par l’achat du Danois Dreyer dont la valeur sur le marché est estimée à 9 millions et nous allons montrer durant ce mercato que nous sommes ambitieux. »

Wouter Vandenhaute ne cherche pas à leurrer les supporters. « Nous allons tout faire pour être dans le top 8 et j’espère avec le soutien de tous nos fans. Certains sont très déçus et je les comprends, je le suis moi-même. Le top 4 n’est plus possible, nous sommes actuellement à 6 points de Saint-Trond, c’est frustrant. Cette déception est surtout causée par notre 12e place actuelle. Felice Mazzù disait que nous ne pouvions pas viser le top 4 cette saison ? J’accepte son analyse mais je ne la partage pas entièrement. Je reste persuadé que c’est une réalité du moment qui ne reflète pas notre valeur réelle après avoir fini 4e et 3e lors des deux saisons précédentes. Nous voulons et nous allons redevenir le meilleur club de Belgique. »

Kompany

Wouter Vandenhaute a habilement évacué la question Kompany… après avoir opéré un mea culpa dans son message vidéo. « Je ne veux pas trop revenir sur le passé. Je suis celui qui a mis Vincent en place comme entraîneur. Pendant deux ans, cela a très bien fonctionné. Pendant deux ans, j’ai dû répondre aux questions « Pourquoi tu ne le vires pas ? » et ces derniers mois on me demandait pourquoi je m’en étais séparé. J’avais le sentiment en fin de saison que la mayonnaise prenait moins bien qu’avant. Ce n’est pas un one-man-show, on en a discuté ensemble et de commun accord nos chemins se sont séparés. Les résultats des derbies bruxellois ont-ils pesé dans sa succession. Il n’y avait pas que cela. Nous cherchions un coach qui connaissait le championnat de Belgique, qui avait de l’expérience et qui était un « people manager ». Nous avons choisi Mazzù. »

Wouter Vandenhaute ne cache qu’il a vécu des moments difficiles. « Ma femme qui n’a pas pu aller travailler quelques jours mais aussi mes parents qui ont plus de 80 ans ont été impactés. Ces derniers temps, il a fallu gérer la maladie de Peter Verbeke, le limogeage de Mazzù, la nomination d’un intérimaire, etc. Kindermans, la défaite contre l’Union, les déclarations de Van Crombrugge… : tout le contexte devenait négatif. Il était temps de prendre tout sur moi et on a pris le temps parce qu’il y avait une Conseil d’Administration vendredi soir. La vidéo que j’ai faite était sans émotions, mise en scène ? Non, j’ai été sincère, c’est le format du message qui veut cela. Ai-je reçu des menaces ? Je ne veux pas m’étendre là-dessus. J’ai reçu beaucoup de messages de soutien et si cela n’avait pas été le cas, je n’aurais pas hésité à partir tout simplement. »

La volonté est de réamorcer le dialogue. « La rencontre avec les supporters la semaine passée avait été l’initiative de Brain Riemer et de Jesper Fredberg qui voulaient prendre leur pouls. On avait fait comprendre que ma présence n’était pas souhaitée. Mais oui, nous sommes en train de voir comment renouer ce dialogue. Nous voulons absolument rallier cette partie des supporters qui est très fâchée. N’oublions pas que la saison n’est pas encore finie et je rappelle que nous sommes encore européens à ce moment-ci de la saison pour la première fois depuis 5 ans. »

Wouter Vandenhaute n’est pas du style à reculer face aux difficultés. « Cela me rappelle il y a une dizaine d’années quand j’ai décidé de supprimer le Mur de Grammont sur le parcours du Ronde. On m’a critiqué en disant que je venais uniquement pour faire de l’argent alors que je voulais moderniser une recette qui marchait mais qui n’avait pas évolué avec son temps. Et maintenant, le Ronde est la course d’un jour numéro 1 dans le monde… »

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