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Laurien Decibel, coach dans «The Dancer»: «Au début, j’étais nulle en danse»

La coach du concours de danse de la RTBF retrace pour nous son histoire personnelle, qui n’a pas toujours été simple.

Vous avez un parcours atypique, dans la mesure où vous avez commencé vraiment la danse quand vous aviez déjà 17 ans…

C’est vrai. J’avais fait de la danse classique quand j’avais 4ans, mais ça n’a pas duré. Après, je dansais seule avec des copines. Et à 17 ans, j’ai passé une audition pour Bruce Blanchard (DJ et chorégraphe). C’était la première fois que je dansais réellement sur des chorégraphies. J’ai dansé de plus en plus, tout en continuant des études en communication, et j’ai réalisé que je devais poursuivre dans la danse.

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Il n’est donc jamais trop tard pour s’y mettre !

Effectivement… mais il faut juste travailler très, très, très dur. Petite, je n’étais pas douée. Je ne retenais pas les chorés. J’étais vraiment nulle. J’avais un corps très long. J’étais fine. Ça m’a pris longtemps pour être à niveau. J’ai dû travailler comme une malade. Mais comme pour tout dans la vie, lorsqu’on s’y met à fond, on peut y arriver.

Qu’est-ce que la danse vous a apporté sur le plan personnel ?

C’est devenu toute ma vie. J’ai un passé qui n’a pas été facile. J’ai perdu ma maman à 13 ans. J’étais chaotique dans ma tête, je ne savais pas trop ce que je voulais faire. J’avais du mal aussi à exprimer mes émotions. La danse m’a vraiment permis de m’ouvrir aux autres et de me découvrir moi-même d’une manière saine. Je n’aurais pas retrouvé le bonheur sans cela.

Sur le banc des coachs de « The Dancer », vous retrouvez Aurel Zola… qui a été votre prof !

Oui, j’ai été son élève pendant deux ans. Et très vite on a travaillé ensemble. On se connaît depuis longtemps.

Et vous connaissiez Agustín ?

Pas du tout. Mais ça c’est super-bien passé. Dès la première réunion par Zoom, où il m’a demandé « Comment vas-tu, beauté ? », j’ai compris que ça allait être très drôle avec lui. Il a la même énergie que moi !

Vous êtes néerlandophone. Comment avez-vous appris le français ?

À l’école. Et j’ai eu un petit copain qui venait de Liège lorsque j’avais 17, 18 ans. Être en couple avec un francophone m’a appris beaucoup.

Vous avez aussi fait parallèlement la version flamande de « The Dancer ». Il y a des différences notables ?

Du côté francophone, il y a beaucoup de danses urbaines, là où c’est davantage du jazz chez les candidats néerlandophones. Le niveau est en tout cas très élevé.

Vous travaillez à Los Angeles. Vous avez dansé avec Dua Lipa, Jennifer Lopez, les Backstreet Boys… Vous avez créé la chorégraphie du hit « Havana » pour Camila Cabello. Comment une petite Belge en arrive-t-elle à côtoyer les plus grandes stars ?

J’ai dû me battre pour ça. Je suis arrivée avec mes valises à Los Angeles. Là, j’ai galéré durant deux ans. J’ai pas mal souffert. Mais le travail, ça paye toujours quand on a un but spécifique et qu’on se lance à 100 %. Je n’ai jamais lâché prise. Je suis très têtue. J’ai persévéré jusqu’à ce que ma carrière soit lancée. Je n’ai jamais abandonné.

« The Dancer », 24 janvier, 20h25, la Une.

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