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Jusqu’à cinq ans de prison requis pour 13 prévenus pour vente de cannabis en association dans la région namuroise: «Chacun affirme qu’il évoluait de son côté»

13 prévenus impliqués dans un trafic de cannabis mené en association dans la région namuroise risquent jusqu’à cinq ans de prison.

Le parquet de Namur a requis ce vendredi jusqu’à cinq ans de prison devant le tribunal correctionnel à l’encontre de 13 prévenus impliqués dans un trafic de cannabis mené en association dans la région namuroise.

La téléphonie et l’observation des déplacements des vendeurs de drogue ont été décisives dans l’enquête menée au sujet de ce trafic qui a duré d’octobre 2019 à octobre 2020. Selon les enquêteurs, le dirigeant de l’association aurait écoulé 210.000 euros de cannabis. Interrogé, il a déclaré qu’il considérait ce chiffre comme «trop important». «Je l’estime pour ma part à 75.000 euros maximum. Nous achetions à trois ou quatre pour avoir un meilleur prix, cela s’arrête là.»

L’actif illégal attribué à un deuxième prévenu s’élève à 117.000 euros. Le 13 octobre 2020, il a été interpellé avec 8 kilos de cannabis.

«L’association est incontestable»

«Chacun affirme qu’il évoluait de son côté. Or, l’association est incontestable», a rétorqué le ministère public. «Le principal prévenu a utilisé pas moins de 11 numéros de téléphone sur la durée de la période infractionnelle, il se rendait à Bruxelles pour s’approvisionner une à deux fois par semaine, et allait parfois aux Pays-Bas pour la même raison», a détaillé le parquet.

Selon lui, les prévenus «avaient des rôles bien définis : certains étaient des vendeurs qui avaient un téléphone de fonction, étaient réapprovisionnés parfois plusieurs fois par semaine et étaient rémunérés en stupéfiants pour leur consommation personnelle. D’autres stockaient de la marchandise ou la prenaient en dépôt. Certains redirigeaient des clients potentiels vers des vendeurs, des achats groupés étaient réalisés.»

Cinq ans de prison ont été requis contre celui qui est présenté comme la tête pensante de l’association. Le parquet a sollicité une peine de quatre ans d’emprisonnement à l’encontre de deux autres prévenus et de trois ans de prison pour deux autres. Quarante mois ont été requis contre deux prévenus, 30 mois pour un autre, alors que des peines de travail autonomes ont été réclamées pour les cinq derniers protagonistes.

Les débats reprendront le 3 février.

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