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Dimitri Herman, le frère du terroriste de Liège, s’exprime: «J’ai coupé les ponts avec lui voici trois ans»

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Dimitri Herman, le frère du terroriste de Liège, s’exprime: «J’ai coupé les ponts avec lui voici trois ans»

Dimitri Herman n’a plus rien à voir avec les photos de lui diffusées dans les journaux. L’homme a perdu 10 kilos en 3 semaines. Le visage émacié, groggy, il s’est présenté à la presse pour livrer – une première et une dernière fois – son ressenti sur ces dernières semaines. Le 29 mai, son frère tuait trois personnes dans le centre de Liège. Depuis, la famille Herman survit tant bien que mal.

(Belga)

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« Je ne côtoyais plus mon frère », explique l’homme. « J’ai de la peine pour les victimes, pour les familles touchées. Je n’ai jamais cru que mon frère allait faire quelque chose comme ça. Je suis fâché sur lui, mais j’avais coupé les ponts. Il ne me téléphonait plus. Il a fallu qu’il fasse cette bêtise-là pour qu’on parle de moi… Toute la famille dit que c’est impardonnable. J’ai moi-même une fille, je me mets à la place des filles qui ont perdu leur maman, de ce jeune homme qui venait d’être diplômé. »

Ce matin, nous évoquions que Dimitri Herman était recherché par la police. Une information démentie par le principal intéressé. « Je ne lis pas la presse, mais ce sont des collègues et des membres de la famille qui m’en parlent. Pourquoi me rechercherait-on ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? J’essaie d’avoir une vie comme tout le monde. Je veux simplement qu’on arrête de parler de moi. Je ne suis pas quelqu’un de méchant. »

Soutenu par son patron (Belga)

Rapidement, il évoque aussi son frère. « J’ai eu un accident en 2015. Lui, était en congé pénitentiaire. Il me parlait tout le temps de sa religion et moi, je ne voulais pas en parler. On s’est alors éloigné. Je ne savais pas qu’il était radicalisé, mais je savais qu’il était converti. Je n’ai plus envie de parler de lui… »

Avec émotion, il parle aussi de sa maman, âgée de 60 ans, « qui travaille toujours et qui a perdu un fils. Elle aussi a de la peine pour tout le monde. Elle ne veut pas admettre ce qu’il a fait. »

Dimitri Herman a travaillé le jour même du drame, et également le lendemain. « Quand je lis ce que les médias disent de moi, ça me touche. »

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