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Benjamin Maréchal («Les Traîtres» sur RTL-TVI): «Comme Sudinfo et RTL font partie de la même maison, je n’ai pas réfléchi en termes d’émission»

Ex-« Pigeon » passé journaliste chez Sudinfo, le voilà candidat de télé-réalité. Quelles sont les motivations de l’ancien animateur de la RTBF ?

Qu’est-ce qui vous a convaincu de participer au programme ?

Comme Sudinfo et RTL font maintenant partie de la même maison, je n’ai pas réfléchi en termes d’émission. Je me suis dit que c’était une chouette passerelle au sein du même groupe. À vrai dire, j’ai découvert le concept deux jours avant le tournage et j’ai flippé. J’ai commencé à m’intéresser aux règles du jeu. C’est plutôt ma casquette de journaliste qui m’y a poussé : j’étais surtout curieux de comprendre la production d’un tel format, d’en voir les coulisses.

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Les jeux de stratégie, c’est votre truc ?

Ah non, c’est sociologiquement que cela m’intéressait, de voir qu’il y a des gens qui en une seconde switchent et se transforment en super-compétiteurs, en machines de jeu. De l’extérieur, on se dit que tout est pipé, que tout est écrit, que la production tire les ficelles, oriente, mais quand on est à l’intérieur, on voit que c’est juste la nature humaine qui s’exerce. Quand on met 14 personnes ensemble avec un enjeu, elles deviennent dingues. Tout dans le comportement est exacerbé : l’envie de gagner, de savoir, de manipuler.

Et vous ?

Je suis resté tel que je suis. Je ne n’extériorise jamais, ne manifeste jamais outre mesure mes émotions ou mon investissement. Peut-être aurais-je dû être plus joueur… Je suis resté très observateur, finalement…

Comment vous êtes-vous senti dans ce casting ?

Il y a deux groupes : la jeune génération et les plus anciens qui se connaissent par médias interposés. Cela a été amusant de voir comment ces gens très différents qui n’avaient rien à faire ensemble ont embrayé en moins de temps qu’il en faut pour le dire.

Qu’un politique ait accepté d’y figurer, qu’en pensez-vous ?

Je lui ai dit qu’il était fou d’avoir accepté, que si j’avais été son conseiller en communication, je le lui aurais interdit. Puis, en parlant avec lui, j’ai compris que sa démarche était honnête, en connaissance des risques. Il ne l’a fait ni par naïveté, ni par provocation, il a eu une vraie réflexion qui est la sienne, c’était une belle rencontre humaine avant tout.

Doit-on voir ceci comme un pas de plus pour vous chez RTL ?

… (Rires.)

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