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D’ici 4 ou 5 ans, le CPAS pourrait coûter à Verviers 20 millions, soit 2 fois plus qu’en 2018!

Les finances du CPAS de Verviers inquiètent. Alors que la Ville frôle la faillite le centre public d’action sociale lui coûte de plus en plus cher. En dix ans, la dotation pourrait ainsi doubler !

Verviers n’est pas une ville riche. Verviers est d’ailleurs une ville plutôt pauvre à bien des égards. Sa santé financière en elle-même n’est pas brillante et celle des citoyens ne l’est pas beaucoup plus. L’ancienne cité lainière tente de se sortir de l’abîme dans laquelle elle est en train de s’enfoncer mais ce n’est pas simple. Dernier élément d’inquiétude : les finances du CPAS.

Elles seront débattues au prochain conseil communal et on peut dire qu’elles posent problème. Chaque année, le CPAS coûte plus à Verviers. Selon certaines prévisions, la dotation de la Ville au CPAS pourrait atteindre 20 millions € d’ici 4 ou 5 ans. C’est le double de 2018… Une situation qui fait peur à différents acteurs communaux. Certains craignent que d’ici quelques années la Ville ne soit plus qu’une sorte de banque destinée à donner de l’argent aux pompiers, à la police, au CPAS et qui distribuerait des documents administratifs comme des cartes identité. Pour tout le reste, il n’y aurait plus d’argent.

Mais Alexandre Loffet se veut optimiste. Le bourgmestre f.f. estime que c’est certes un risque mais ce n’est pas l’orientation qui est prise et qui sera débattue au prochain conseil communal.

Qu’est-ce qui cloche au CPAS de Verviers ? Déjà, il y a comme partout l’augmentation des revenus d’intégration. « C’est bien entendu une bonne nouvelle. Mais ça a été décidé par le fédéral sans qu’on reçoive des aides supplémentaires », constate Jean-Bernard Van Bossche, le vice-président du CPAS qui remplace Gaëlle Denys absente quelques jours.

Le CPAS de Verviers possède plusieurs maisons de repos ce qui signifie une augmentation des salaires de tous ceux qui y travaillent mais aussi le remboursement des lits qui ne se fait plus exactement de la même façon. Là aussi les CPAS y perdent.

Jean-Bernard Van Bossche.
Jean-Bernard Van Bossche. - D.R.

Il faut aussi tenir compte du Covid, des inondations et puis du coût de l’énergie, etc. « Concernant le Covid, tout n’a pas été fait le jour même. Il y a des choses dont le financement prend du temps. Les bilans ne se font pas du jour au lendemain. C’est pareil pour les inondations. » L’élu des Engagés constate qu’il y a également des personnes qui pensaient pouvoir s’en sortir avant les différentes crises sans le CPAS et qui ont dû se résoudre à demander de l’aide. Verviers n’étant pas plus prospère qu’il y a 4 ans, beaucoup de personnes ont dorénavant besoin du CPAS.

Des solutions ?

Que faire alors ? Difficile à dire mais on y travaille. « On a une volonté de travailler avec la Ville dans le but de créer plus de synergies. La volonté est de faire en sorte que la part de la Ville soit la moins conséquente possible. On a des pistes mais c’est un peu tôt pour en parler. On va sans doute devoir rationaliser et ne pas remplacer certains départs à la retraite par exemple. »

Verviers comme les autres communes ne pourra sans doute pas s’en sortir seule. « Il faudra qu’à un moment les communes et le CPAS soient mieux financés par le fédéral », insiste Jean-Bernard Van Bossche.

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