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Le constat implacable de Philip Zinckernagel après la défaite du Standard à l’Antwerp: «On a joué contre des hommes, nous comme des enfants...»

Pour le Standard, la marche était trop haute, beaucoup trop haute même, ce dimanche sur la pelouse du Bosuil...

Trente-trois jours exactement après avoir été pulvérisée par l’Antwerp en huitième de finale de la Coupe de Belgique (4-0), sans qu’elle ne puisse rien n’opposer, l’équipe liégeoise a de nouveau concédé quatre buts dimanche après-midi au Bosuil, dans un match où son adversaire lui aura maintenu nonante minutes durant la tête sous l’eau. Trop tendre dans les duels, trop naïf et globalement à court d’idées, le Standard aura mesuré la hauteur du fossé qui le sépare aujourd’hui d’une équipe du top 4.

« Nous avons joué comme des hommes », reconnaissait sans la moindre complaisance Philip Zinckernagel. « Et nous comme des enfants, pendant les vingt-cinq premières minutes en tout cas. Nous avons manqué d’agressivité, nous n’avons pas remporté suffisamment de duels et nous sommes trop systématiquement arrivés en retard sur les deuxièmes ballons… »

Le constat est là, implacable : le Standard, et ce n’est pas nouveau, manque cruellement de constance et connaît encore trop de trous d’air pour rêver à mieux qu’une place dans les Europe Playoffs. À Deurne, l’équipe liégeoise n’aura cru que deux minutes à sa bonne étoile, entre le but de Steven Alzate et le troisième de l’Antwerp, inscrit par Merveille Bokadi contre son camp. « En temps normal, lorsqu’on entame un match comme on l’a fait, on n’a pas l’occasion de revenir dans la partie », confie encore le médian danois. « Nous, nous avons eu cette chance-là, avant de la galvauder en encaissant un nouveau but stupide juste avant la mi-temps… »

« La base, c’est se battre »

Face à Malines une semaine plus tôt, le Standard avait séduit bien plus par sa mentalité et sa combativité bien plus que par la qualité de son jeu. Mais il n’avait rien lâché. C’est tout ce qu’on n’a pas vu au Bosuil où le Standard a pris des coups sur la tête sans jamais pouvoir réagir et se rebiffer. « On n’était pas dans un bon jour », poursuit Philip Zinckernagel. « Trop de joueurs n’ont pas évolué à 100 % de leurs capacités, ce qu’il faut pouvoir faire lorsqu’on se frotte aux équipes du top, au risque de se faire dévorer. Après la carte rouge (de Gojko Cimirot), on a beaucoup couru pour rien, en vain. Le Standard dispose de joueurs de qualité et notre noyau rassemble assez de talents, mais la base, c’est de courir et de se battre, a fortiori lorsqu’on défie une équipe du calibre de l’Antwerp, ce qu’on n’a pas fait suffisamment… »

Cela étant, le Standard, qui n’a signé qu’un seul succès à l’occasion de ses sept dernières sorties en championnat, aura une belle carte à jouer dans l’optique d’une qualification pour les Playoffs 2, en se mesurant d’ici au 12 février coup sur coup à l’AS Eupen, au CS Bruges et à Courtrai. « Les matches, on veut les gagner tous », jure Zinckernagel. Mais dès vendredi à Sclessin, dans un match où le jeune (17 ans) Lucas Noubi devrait relayer Cimirot dans l’axe de la défense, les joueurs liégeois devront joindre l’acte à la parole…

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