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Un couple de Sambreville frappe et matraque son voisin sur fond de racisme: «C’était une ratonnade pour se défouler après un bon verre d’alcool, les prévenus pourrissent la vie de mon client depuis 2009»

Deux ans de prison ont été requis ce lundi devant le tribunal correctionnel de Namur envers un couple de Sambreville pour des coups et blessures envers un voisin dans un contexte de racisme.

Le parquet de Namur a requis ce lundi devant le tribunal correctionnel de Namur deux ans de prison et 200 euros d’amende à l’encontre de deux prévenus qui comparaissaient pour une scène de coups et blessures ayant eu lieu à Sambreville le 20 décembre 2012 et lors de laquelle des propos racistes auraient été proférés.

Les deux membres du couple, habitant en dessous de la victime, se sont présentés chez leur voisin après avoir consommé des boissons alcoolisées. L’homme a été roué de coups, certains ont été portés avec une matraque télescopique, une arme prohibée.

D’une expertise réalisée, il est ressorti que la victime conserve une incapacité psychique suite à la scène.

«On va à la catastrophe»

«La scène s’inscrit dans un contexte de racisme banal, ordinaire, stupide et méchant», estimait Me Maudoux. «Elle était d’une violence incroyable, c’était une ratonnade pour se défouler après un bon verre d’alcool. Les prévenus pourrissent la vie de mon client depuis 2009, il est insulté régulièrement car il est étranger.»

Le ministère public regrette ce conflit de voisinage qui a dégénéré : «La victime souffre encore à l’heure actuelle d’un stress post-traumatique. Elle avait un hématome de près de 25 centimètres sur le dos suite à la scène. Sa porte a été défoncée, elle a reçu des coups de matraque au visage. On va à la catastrophe si les choses ne s’apaisent pas, la situation est toujours explosive à l’heure actuelle.»

Le conseil du prévenu a demandé au tribunal de tenir compte de provocations dans le chef de la victime et a plaidé une peine de probation autonome, alors que le conseil de la prévenue a plaidé une peine assortie d’un sursis simple.

Jugement le 20 février.

Belga

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