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Vincent Taloche: «Je n’ai pas de soucis d’ego»

La Fédération Belge des Professionnels de l’Humour présente son tout premier Gala d’Humour. Celui-ci aura lieu le 6 février au Théâtre Royal de Mons. C’est le premier d’une série d’événements qui seront organisés dans différentes villes en Belgique.

L’objectif de la FBPH est de fédérer les professionnels de l’humour lors de cet événement et de mettre en valeur tous les talents dont la Belgique francophone regorge. Vincent Taloche, son président nous en parle.

Comment est née la Fédération Belge des Professionnels de l’humour ?

Cette fédération est toute jeune. Elle date de deux ans. J’ai eu l’idée de la créer à cause du Covid. Les artistes ne pouvaient plus exercer leur métier. Durant cette période, beaucoup de gens du métier m’appelaient pour demander des conseils. Je me suis rendu compte que l’humour n’était représenté nulle part. J’ai mûri un projet et monté un dossier. Tout le monde trouvait que c’était une bonne idée. On s’est rassemblé et aujourd’hui, nous sommes 170 membres. Cette fédération est composée d’humoristes, de producteurs et de techniciens. Elle est reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Désormais, l’humour est intégré dans les textes du gouvernement.

Être président, ça signifie quoi ?

Je suis vraiment à initiative du projet et je me suis retrouvé un peu chef de file. C’est la première fois que je suis président de quelque chose. Je fais ça bénévolement. Ça représente un temps de malade, au détriment de mes autres activités. En tant qu’ancien, c’est chouette de conseiller les jeunes artistes sur les pièges du métier.

En tant que président de cette fédération, vous avez donc décidé de créer un gala annuel de l’humour. Pouvez-vous nous en parler ?

Oui, l’objectif est de créer un gala chaque année en réunissant le public, des politiques et des artistes. Ce sera un peu notre événement public. Le premier gala se déroulera au Théâtre Royal de Mons, le 6 février prochain. Comme c’est un spectacle qui n’est pas filmé et qu’on veut que cette fédération reste neutre, on a demandé à Sophie Pendeville, originaire de Mons, et à David Jeanmotte qui ne parle que de sa ville, de présenter le spectacle. Ils ont accepté immédiatement. On a mélangé des artistes connus et d’autres, un peu moins connus. Il y aura notamment Virginie Hocq, Kody, PE, Sarah Grosjean, Fabien Le Castel, Carole Matagné, Émilie Croon, Kostia et Julie Geller. On est douze sur scène et il y aura également des surprises. On a déjà vendu 600 billets. Ça s’annonce bien. Tous les signaux sont au vert.

Comment se passe la cohabitation avec les jeunes humoristes ?

C’est très intéressant parce que cela vous permet de rester dans le coup mais, en même temps, c’est très particulier. Pour certains, c’est une évidence que je sois président parce que j’ai une longue carrière. Pour d’autres, je fais partie des anciens et donc, sans me le dire, ils me considèrent un peu comme has been mais ça m’amuse parce que je n’ai pas de problème d’ego (rires). La nouvelle mouvance est très stand-up. Lorsque je discute avec eux, il y a des avis très différents. Certains sont méfiants et se demandent si c’est crédible que des anciens valorisent la scène du stand-up. C’est un peu dommage parce que quand j’ai commencé ma carrière, je ne m’intéressais qu’aux anciens et ça me semble logique. Notre parrain était Raymond Devos. La nouvelle génération est surtout intéressée par le stand-up actuel mais ils ne connaissent pas beaucoup le reste. C’est un peu dommage, je trouve.

Vous avez fêté vos 30 ans de carrière. La passion du métier est-elle toujours intacte ?

Oui. Avec mon frère, on continue à faire des dates et c’est souvent complet. On aime toujours faire le duo même si on joue moins qu’avant parce que mon rôle à la fédération prend du temps. Notre festival a aussi pris une ampleur importante. Je m’occupe également de Virginie Hocq. On ne se dit pas que notre carrière est derrière nous, même si le plus gros est passé. Ces 30 années sont passées vite parce que nous avons toujours eu beaucoup de projets. On est passionné parce qu’on fait. On ne s’est jamais lassé. On espère être encore là dans dix ans.

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