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Prix de l’énergie: le prix du gaz européen passe sous la barre des 50 euros pour la première fois… en 17 mois!

Le prix du gaz européen est passé sous la barre des 50 euros par mégawattheure pour la première fois en 17 mois vendredi sur le marché d’Amsterdam, la référence en Europe.

Au plus fort de la crise énergétique, fin août 2022, le prix était encore supérieur à 300 euros par mégawattheure.

Les craintes de pénuries au plus fort de l’hiver, causées par le rôle crucial de la Russie comme fournisseur de l’Europe, se sont apaisées.

« Les prix européens du gaz ont baissé de 50 % depuis novembre grâce à des températures anormalement élevées » qui limitent l’utilisation du chauffage « et à une compétition pour le gaz naturel liquide (GNL) limitée du côté de la Chine quand les mesures anti-Covid étaient encore d’actualité », commente Edoardo Campanella, analyste chez UniCredit.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, qui fait référence sur le marché européen, a reculé jusqu’à 48,775 euros le mégawattheure (MWh) vendredi en cours de séance, une première depuis août 2021.

Les prix restent historiquement élevés : avant 2021 et le début des tensions sur les livraisons russes, ils avaient rarement dépassé 35 euros.

« Sans la diminution drastique des livraisons de gaz russe, l’Europe pourrait profiter actuellement d’une croissance au-dessus de la moyenne plutôt que de subir une stagnation » économique, estime Salomon Fiedler, analyste chez Berenberg.

Et le répit apporté par la baisse des cours pour des pays qui luttent contre une inflation galopante pourrait être de courte durée.

« Malgré des réserves élevées, si les températures se normalisent à l’hiver 2023-24, baisser la consommation sera plus difficile, rendant la compétition avec la Chine pour le GNL plus intense », prévient de son côté Edoardo Campanella.

L’Europe a augmenté ses importations de GNL de 60 % en 2022 pour compenser la baisse de l’offre russe, selon un rapport publié jeudi par le géant des hydrocarbures Shell, qui prévoit que le marché restera « tendu » dans les années à venir, en raison de la concurrence entre acheteurs et d’un manque d’augmentation de l’offre.

Du côté du pétrole, le Brent européen pour livraison en mars cédait 2,97 % à 82,67 dollars vers 13H55 GMT (14H55, heure de Bruxelles) et le WTI américain perdait 3,13 % à 76,03 dollars.

Les prix du pétrole ont perdu quelque 3 % sur la semaine, même si la tendance est moins marquée que pour le gaz.

« Les marchés pétroliers sont plus nerveux à l’idée que la Fed pourrait remonter ses taux et détruire la demande dans les mois à venir, et des réserves commerciales américaines abondantes ont aussi pesé sur l’appétit du marché cette semaine », résume Han Tan, analyste chez Exinity.

Face à une inflation qui persiste, la Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait poursuivre plus longtemps que prévu ses relèvements de taux.

Mais cela pèse sur le pouvoir d’emprunt des entreprises et des ménages, ce qui limite par ricochet la consommation et donc la demande d’or noir.

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