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Affaire du petit Grégory: le conjoint de Murielle Bolle affirme qu’il a eu connaissance des violences familiales sur sa compagne

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Selon les informations de L’Express, Yannick J., le compagnon de Murielle Bolle a été auditionné le 18 juillet par la présidente de la chambre de l’instruction de Dijon, dix jours avant que celle qui a été mise en examen pour « enlèvement suivi de mort » ne soit confrontée à son cousin. Ce dernier déclarait que le soir du 5 novembre 1984, Murielle Bolle avait été victime d’un « lynchage » familial après avoir incriminé son beau-frère Bernard Laroche lors de son interrogatoire, après le meurtre du petit Grégory. Elle s’était ensuite rétractée le lendemain.

Confrontée à son cousin il y a quelques jours, elle a campé sur ses positions en déclarant ne rien savoir du crime.

Yannick J., un fromager en couple avec la suspecte depuis 18 ans, a donc été entendu quelques jours avant cette confrontation, pour voir s’il avait eu connaissance d’éventuelles violences familiales subies par sa compagne.

« Je ne le sais pas par Murielle »

Devant la juge d’instruction, convaincu de l’innocence de sa compagne, Yannick J. a assuré que le triste fait divers n’était pas un sujet de conversation entre eux. « Au début, j’essayais d’en parler avec elle mais elle ne voulait pas en parler. C’est sûr, elle ne m’a pas fait de confidences. Elle ne m’a rien dit de ce qui s’est passé chez elle au moment des faits. Je suis tombé des nues en apprenant qu’elle se serait fait frapper. »

Une explication qui n’a pas convaincu pas la magistrate. Car Yannick J. aurait livré à des proches qu’il savait qu’elle avait été battue. Mis devant cet élément, l’homme est réinterrogé : « Donc, vous savez que Murielle Bolle a été frappée ? »

Il répond : « Oui, mais je ne le sais pas par Murielle. J’en ai entendu parler, ça devait être à l’époque, au moment des faits. Peu de temps après ce qui est arrivé à ce pauvre gamin. Moi j’y pense à ce pauvre gamin ».

Le journal français précise que l’homme ne se souviendrait plus comment, ni par qui, il a appris cette information.

Des déclarations qui ont été balayées par les avocats de Murielle Bolle : « Il faut rester extrêmement prudent. Il ne fait pas du tout allusion à des violences dont il aurait eu connaissance de façon directe ou par Madame Bolle. C’est du ’on-dit’ qui relève de la non-information », répond Me Christophe Ballorin à nos confrères.

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