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Vu la non-venue de Legoland, le site de Caterpillar à Gosselies risque bien d’être scindé à l’avenir

La non-venue du parc Legoland est un réel coup dur pour le redéveloppement de l’ensemble de la Wallonie… Après Tesla, Thunder Power ou les camions russes, de nouvelles pistes doivent aujourd’hui être creusées.

Depuis 2016, les marques d’intérêt pour le site de Caterpillar n’ont jamais réellement cessé, y compris ces derniers mois. Mais tout avait été mis de côté, vu l’exclusivité laissée au projet de parc Legoland. Et maintenant, que va devenir le site qui s’étend sur 90 hectares, autrement dit 90.000 mètres carrés ?

Des contacts vont inévitablement être renoués. « L’ancienne usine demeure située à un endroit stratégique avec tous les moyens de transport à proximité immédiate, y compris l’aéroport. Elle dispose également de tous les équipements et raccordements possibles, en bon état. Honnêtement, on ne retrouve pas beaucoup d’autres sites aussi qualitatifs dans notre pays. Seule sa taille, très grande, peut être un handicap pour un investisseur seul », pointe Sébastien Durieux, de Wallonie Entreprendre.

Scindé ?

Reste à voir si le prochain projet concernera à nouveau un opérateur unique ou si le site sera scindé en plusieurs parties. « Faut-il changer de stratégie ? À voir… En tout cas, nous voulons des dossiers qui créent de la valeur ajoutée, avec de nouveaux emplois, et qui s’insèrent parfaitement dans l’éco-système des environs. » Dans cette optique, les sociétés de bio-technologie pullulent non loin de là, dans le bioparc gosselien, et l’espace commence à y manquer. Il s’agit sans doute d’une des solutions qui sera creusée.

De nombreuses autres pistes avaient déjà été explorées dans le passé. « Nous avons eu beaucoup de portes closes, mais aussi fait de belles rencontres », rappelait voici quelques semaines le secrétaire d’État Thomas Dermine, qui avait pris la tête de la cellule en charge de redéveloppement économique carolo après la fermeture de Caterpillar en 2016. « On pourrait raconter nos rendez-vous avec des fabricants douteux de camions russes ou nos réunions dans une usine de batteries chinoise qui, à elle seule, s’avérait aussi grande que l’intra-ring de Charleroi. »

Tesla, Thunder Power…

Il y avait eu des déceptions aussi, déjà, « à l’annonce de la création d’une usine Tesla à Berlin, alors que « notre » site de Gosselies était finaliste pour le sol européen, ou encore suite au retrait d’un acteur de premier rang du numérique à quelques jours seulement de la signature. » Même s’il ne cite pas son nom, il met aussi évidemment dans cette catégorie le projet de voitures électriques chinoises qui devait occuper la moitié des lieux, Thunder Power. Il faut dire que, contrairement aux autres, ce dossier avait été officialisé et même présenté en grande pompe avant de « s’engluer suite à des changements de politique industrielle en Chine, avant la perte des derniers espoirs avec le Covid. »

thunder power

Il y avait eu aussi des pistes farfelues proposées comme « la mise sur pied de la plus grande brocante permanente d’Europe ou d’un moto-cross en intérieur de 200.000 mètres carrés. »

Cette fois, tout le monde croyait enfin voir le bout du tunnel avec Legoland, sans succès…

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