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Sursis pour harcèlement à caractère raciste à l’égard de voisins d’origine maghrébine: elle ne pouvait plus «blairer les noirs ni les jaunes»

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Elle était poursuivie pour des faits de harcèlement commis en 2016 et 2017 à l’égard de voisins d’origine maghrébine, qui ont fini par déménager. La prévenue les traitait régulièrement de « sales arabes ». Elle a persisté à l’audience, affirmant que le mot arabe était « peu élogieux mais pas péjoratif », et reprenant à son compte divers clichés. Elle devra aussi verser 2.500 euros aux victimes.

Le père de famille qui a déposé plainte contre elle est avocat et néerlandophone. La prévenue, outre les insultes régulières qu’elle proférait, a également écrit à son employeur en affirmant qu’il était « néfaste ». Elle incitait aussi son épouse à le quitter. Aux policiers qui venaient l’interroger, elle a demandé s’ils venaient « pour ce sale arabe ». Et elle a précisé qu’elle n’était pas raciste, à condition qu’on ne l’ennuie pas, concédant toutefois qu’elle ne pouvait plus « blairer les noirs ni les jaunes ».

Loin de jouer profil bas à l’audience en juin dernier, la prévenue avait mentionné divers clichés sur les personnes d’origine maghrébine, précisé que la victime n’avait pas déménagé à cause d’elle mais parce qu’il était « fauché » et ajouté qu’il venait d’un « petit milieu ».

Le ministère public avait dès lors requis une peine de trois mois de prison avec sursis à l’encontre de la sexagénaire, ainsi qu’une amende de 300 euros.

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