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La coopérative agricole «Je protège l’eau de Wallonie» lancée à Lens

Je protège l’eau de Wallonie : voilà ce que vous pourrez lire bientôt sur une pastille vert et bleu apposée sur une série de produits alimentaires made in Wallonie : fromage, cookies, saucisson, jus de pomme... Des denrées produites par des agriculteurs soucieux de préserver « l’or bleu » de notre sous-sol. Ils se réunissent dans une nouvelle coopérative, « Nos agriculteurs, notre eau ». Elle a été lancée ce mardi matin, depuis le champ d’un des fondateurs, à Montignies-lez-Lens.
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Les fondateurs de la coopérative, qui l’ont présentée ce mardi à la presse en présence du ministre Carlo Di Antonio, sont des fermiers bio. Leur initiative est d’ailleurs soutenue par l’UNAB (union nationale des agrobiologistes belges). Pour autant, ils ne veulent pas rester entre « bio » ; au contraire, leur démarche vise à encourager les agriculteurs dits conventionnels à adopter des pratiques qui évitent de polluer les nappes phréatiques. Leur cible : les pesticides de synthèse (herbicides, fongicides, insecticides, etc. -mais pas les engrais). Ces produits pulvérisés sur les cultures finissent par polluer l’eau souterraine.

Le label « Je protège l’eau de Wallonie » se déclinera donc en trois catégories, a expliqué le président de la nouvelle coopérative, Daniel Boddez, de Feluy. Le troisième degré, le plus élevé, sera réservé aux produits certifiés bio -car le cahier des charges des labels bio exclut de toute manière le recours aux pesticides de synthèse. Le deuxième degré, intermédiaire, s’appliquera aux agriculteurs qui travaillent déjà comme des bio, en fait, mais sans en avoir la certification. Enfin, le premier degré sera accessible aux agriculteurs « conventionnels » s’ils consentent un effort particulier pour épargner l’eau. « Par exemple, un cultivateur peut faire un effort pourt utiliser moins d’eau sur sa rotation betterave / froment / maïs, illustre Daniel Boddez. Si, après avoir utilisé des pesticides sur ses betteraves, il plante le maïs, qui n’a pas besoin de fongicides, il peut décider en plus qu’il fera l’effort de désherber mécaniquement pour éviter l’emploi d’herbicides. »

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